Déc 162017
 

Le Cardinal André Vingt-Trois a choisi notre paroisse pour venir présenter ses vœux et faire ses adieux aux 350 salariés et bénévoles du diocèse qui, depuis douze ans, l’accompagnent et le soutiennent dans sa mission.
Entouré de ses quatre évêques auxiliaires, de Monseigneur Benoist de Sinety, récemment mis en lumière à l’occasion des obsèques de Johnny Halliday, de plusieurs prêtres et diacres, le Cardinal a remercié tous ceux qui, avec fidélité, compétence et discrétion, se sont mis au service du diocèse et plus largement, de l’ensemble de la province de Paris.
Il a souligné l’importance de ces services souvent ordinaires, parfois ingrats, toujours nécessaires, sans lesquels il n’aurait pu assurer sa mission comme l’a montré la bonne marche du diocèse pendant sa récente maladie.
La joie et la bonne humeur qui régnaient dans la crypte remplie de convives était le signe qu’un engagement au service de l’Eglise peut venir combler les cœurs.

Notre paroisse également ne pourrait vivre sans sa nombreuse et fraternelle équipe de bénévoles. Dès la rentrée, nous vous lancerons un appel à venir nous rejoindre avec les dons qui sont les vôtres, sans complexe ni fausse modestie. En faisant confiance au Seigneur, vous verrez que l’Eglise vous fera découvrir souvent des charismes que vous même ignoriez !

Nous célébrons aujourd’hui la fête de Sainte Odile, patronne de l’Alsace et de notre paroisse. Monseigneur Jean-Luc Lienard, vicaire général du diocèse de Strasbourg, accompagné de nombreux alsaciens, préside notre assemblée.
Cette fête célèbre une jeune fille aveugle, illuminée par son baptême. Elle rappelle aussi des moments plus sombres de notre histoire avec ses guerres meurtrières. Mais le Seigneur, qui fait toujours sortir un bien d’un mal, a mis dans le cœur de nos anciens ce désir d’unir nos communautés autour d’un grand projet fédérateur qui soit le signe que l’amour est plus fort que la haine.

Au cours de la célébration, nous allons bénir « Agathe », une nouvelle cloche. Pourtant, avec son carillon de 23 cloches, complété par ses 3 grosses cloches de 2100, 900, 450 kg, Sainte Odile n’en manque pas. Celle-ci annoncera l’entrée des célébrants.
Depuis des siècles les cloches animent la vie de la communauté chrétienne.

Elles rythment le temps, rappellent l’histoire du salut avec l’angélus, appellent à la prière. Avec la volée, elles expriment la joie des baptêmes, mariages, ordinations, des fêtes et des victoires, avec le glas, la tristesse de l’agonie et de la mort. Le tocsin fait naître l’angoisse en annonçant un danger.
Par avance, nous remercions madame Mathilde Bargibant qui, du clocher, au clavier de son carillon, suscitera l’exultation et l’admiration.
Enfin nous rejoindrons la crypte pour la traditionnelle choucroute et laisser la joie déborder de notre cœur avant de chanter les vêpres !
La fête peut commencer !

Père Stéphane Biaggi, curé

Lectures dominicales du 17 décembre

Déc 092016
 

L’Espérance chrétienne propre à ce temps de l’Avent n’est pas l’expression d’une adhésion à une mode passagère ni celle d’un enthousiasme évanescent pour une idée ou une utopie. Les chrétiens ne sont pas de ceux qui se donnent à des chimères, à des girouettes ou, comme le déclare notre Seigneur, à « un roseau agité par le vent ». Toutes les fois où des chrétiens ont échangé la certitude du royaume des cieux contre les promesses d’un messianisme terrestre, ils ont en fait échangé le trésor de la vie divine contre un peu de terre ou un peu de cendre. Mais il est vrai que l’attente de l’homme ne correspond pas souvent à celle de Dieu. Et la dissemblance entre les deux est parfois si profonde que l’on peine à croire que l’homme soit encore l’image de son créateur. De là nait le scandale qu’entraine le dévoilement de la vérité à la fois sur l’homme et sur Dieu que le Christ apporte.

En ce jour où nous célébrons notre fête paroissiale, il est heureux d’avoir en sainte Odile un tel guide pour nous mener des ténèbres à la lumière, de l’éphémère à l’éternel, ou comme le disait Dom Guéranger, « un guide qui nous mènera jusqu’au berceau de l’Agneau ». Elle, qui vint au monde privée de la lumière des yeux, fut confiée à un monastère pour échapper à la fureur d’un père qui désirait que le monde ne la regarde jamais. Sainte Odile devenait ainsi la pierre d’achoppement entre l’espoir d’un homme pour sa fille que sa cécité avait trahi et le dessein d’un Dieu pour qui rien n’est impossible.

En la privant de la vue corporelle qu’il devait lui rendre au baptême, le Seigneur voulait peut-être accoutumer l’œil de son âme à ne s’attacher qu’aux seules beautés stables et immuables de la vérité divine. Et après avoir recouvré la vision, elle fit le choix de garder la meilleur part, celle qui ne lui sera jamais enlevée, et qu’elle s’appliqua à montrer et à enseigner à toutes celles qui vinrent vivre dans le monastère qu’elle fonda. Que Sainte Odile, que Saint Jean Baptiste, que la bienheureuse Vierge Marie, l’Immaculée Conception, qui sont autant de compagnons de route jusqu’à Noël, nous enseignent, au delà de la vision de ce monde, à contempler les choses célestes, à voir dans la pauvreté et l’humilité de l’Enfant de la crèche, le Royaume de Dieu qui se donne à nous.

Abbé Alexis de MONTS

Lectures dominicales du 11 décembre

Sep 092010
 

En 1935, dans un quartier en pleine expansion, le cardinal Verdier, décide la construction d’une grande église sur l’emplacement de la « zone », l’ancienne zone de fortification. Il en confie la réalisation à Monseigneur Eugène Edmond LOUTIL, dit Pierre l’Hermitte (1863-1959), écrivain et curé de St-François-de Sales (17ème). Lire la suite »