Jan 062018
 

La fête de l’Epiphanie prend cette année pour notre diocèse une signification particulière puisque outre la fête de Sainte Geneviève, sainte patronne de Paris qui lui est toujours associée, nous accueillons notre nouvel archevêque, Monseigneur Michel Aupetit.

L’Epiphanie est la manifestation de Jésus, comme Messie, c’est-à-dire envoyé de Dieu, en notre chair, Fils de Dieu révélant l’amour de Dieu notre Père et Sauveur du monde puisque étant la Vie, il a pouvoir sur la mort conséquence du péché. Jésus, petit enfant, y est reconnu aussi comme le Roi des Nations. « En ce sens, l’Epiphanie est par excellence une fête missionnaire qui rappelle que le salut est destiné à tous » (Catéchisme des Evêques de France, n°154). Il est Seigneur de l’univers : « Ce n’est plus l’étoile qui détermine le destin de l’Enfant, mais l’Enfant qui guide l’étoile… L’homme adopté par Dieu -comme on le voit ici dans le Fils unique- est plus grand que toutes les puissances du monde matériel et plus encore que l’univers entier. » (Benoit XVI, L’enfance de Jésus p 144)

Sainte Geneviève, née en 420 à Nanterre dans une famille gallo-romaine aisée, a reçu la foi de ses parents. Consacrée Vierge par l’évêque de Paris à 15 ans, cette femme de prière n’a eu de cesse de manifester le Salut de Dieu. La vertu de sa vie personnelle, ses nombreux miracles et le don total d’elle-même au service de tous, petits et grands font d’elle une grande missionnaire. Pour cela elle est représentée en bergère en référence au Christ Bon Pasteur. Par son discernement, sa charité et son courage lors des évènements dramatiques de la cité : guerres, inondations, maladies, famines, elle est naturellement devenue patronne de la ville de Paris puis déclarée par Jean XXIII patronne de la gendarmerie le 18 mai 1962.

Enfin nous accueillons avec joie Monseigneur Michel Aupetit dans sa cathédrale Notre Dame de Paris lors de la vigile de la fête de l’Epiphanie et pendant la neuvaine de Ste Geneviève. Comme elle, il nous vient de Nanterre. À l’exemple de Jésus et de sainte Geneviève, toujours médecin, il a le souci des malades, des pauvres, et de soigner les âmes. Nous connaissons déjà son zèle missionnaire pour annoncer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu, sanctifier le peuple chrétien en célébrant les sacrements et gouverner en conduisant le troupeau avec douceur et assurance.

Pour tout cela nous pouvons nous réjouir et demander à l’Esprit Saint la grâce d’être saisi nous aussi par un zèle missionnaire personnel et communautaire qui rayonne sur nos proches, notre quartier et plus loin encore.

Bonnes fêtes.

Père Stéphane Biaggi, curé

Lectures dominicales du 7 janvier

Jan 122017
 

Entrée : Debout resplendis

Debout, resplendis, car voici ta lumière, Et sur toi la gloire du Seigneur (bis). Lève les yeux et re­garde au loin, Que ton cœur tressaille d’allégresse. Voici tes fils qui reviennent vers toi, Et tes filles portées sur la hanche.

R/ Jérusalem, Jérusalem, Quitte ta robe de tristesse ! Jérusalem, Jérusalem, Chante et danse pour ton Dieu.

Toutes les nations marcheront vers ta lumière, Et les Rois à ta clarté naissante (bis). De nombreux troupeaux de chameaux te couvriront, Les trésors des mers afflueront vers toi, Ils viendront d’Epha, de Saba, de Qédar, Faisant monter vers Dieu la louange.

Les fils d’étrangers rebâtiront tes remparts, Et leurs Rois passeront par tes portes (bis). Je ferai de toi un sujet de joie, On t’appellera « Ville du Seigneur ». Les jours de ton deuil seront tous accomplis, Parmi les nations tu me glorifieras.

Kyrie : Kyrie eleison

Gloria Gloire à Dieu et paix sur la terre Aux hommes qu’il aime Gloire à Dieu, merveille pour l’homme, Alléluia.

1. Nous te louons, nous te louons
Nous t’acclamons, nous t’acclamons
2. Nous t’adorons, nous t’adorons
Nous te prions, nous t’adorons /R

3. Agneau de Dieu, agneau de Dieu
Tu es la paix, tu es la paix

4. Tu es vivant, tu es vivant
Tu es l’amour, tu es l’amour

5. Toi seul es saint, toi seul es grand.
Tu es Seigneur, tu es vivant /R

Psaume 71

1-Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

2-En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

3-Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.
Les rois de Saba et de Seba feront leur of­frande.
Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.

4-Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.

Prière universelle : Ô Seigneur écoute nous alléluia, Ô Seigneur exauce nous alléluia.

Communion : Le voici l’agneau si doux

Le voici, l’Agneau si doux
Le vrai pain des anges
Du ciel il descend pour nous
Adorons-le tous.

C’est un tendre Père
C’est le Bon Pasteur
En lui seul j’espère
C’est mon bienfaiteur.

Par toi saint Mystère
Objet de ma foi
Je crois, je révère
Mon Maître et mon Roi.

Chant à Marie : Ô Marie, aide-nous à dire oui au Seigneur, Ô Marie, chaque jour de notre vie.
1 – Quand l’ange Gabriel t’est apparu,
Pour t’annoncer la venue de Jésus,

Tu n’as peut-être pas bien compris, Marie
Pourtant tu as dit « oui ».

2- Tu as cherché un toit pour ton enfant,

Mais à la rue on met les pauvres gens

Dans une étable sur la paille

Ô Marie, Tu as donné la vie.

Accueil : Entrons dans l’eucharistie en demandant à l’Enfant Dieu de nous délivrer de nos péchés, comme Jésus, solidaire des pécheurs, mais non pécheur, l’a fait pour nous auprès du Baptiste.

Prédication.

Nos auteurs inspirés.

Surtout les témoignages que Marie et Joseph ont pu faire auprès de Jésus et des disciples au sujet des circonstances de sa conception, de sa naissance, des visites des bergers et des mages, de ses rencontres au Temple en son enfance et adolescence.

Il est né au temps d’Hanouca. Chaque année, la fête d’Hanouca correspondait à son anniver­saire de naissance. Quand Jésus selon Jean se présente comme la lumière du monde et comme le fils de David et le temple, par excellence, quand, adulte, il célèbre Hanouca, il « assume » l’histoire, la signification et la portée de cette fête. Cet avent et ce Noël 2016, cette Épiphanie et ce baptême 2017, y compris dimanche prochain, ont été pour moi des occasions de la découverte de ce rapport de Jésus et de nous avec cette fête de la liturgie juive et de sa portée pour les temps définitifs.

Parmi les saints morts et fêtés le 8 janvier, Lucien de Beauvais et Georges de Kosibah du Wadi Qelt, entre Jéricho et Jérusalem. Une pensée pour Paul Verlaine, décédé 8 janvier 1896 et inhumé aux Batignolles.

Les protagonistes des actualités qui prient avec nous et pour nous et pour lesquels nous prions. La prière dite universelle composée par Pascale est à sa place habituelle. J’ignore les ré­flexions suivantes dans la prédication.

Je vous propose de prier pour les combattants et les civils, alliés et ennemis, vivants et dé­funts, du Nigeria, du Mali, du Burkina, de la Libye, de la Tunisie, d’Israël, de Palestine, de Syrie, d’Irak, d’Égypte, de Jordanie (Mohammed Zakarneh est en France, en Catalogne et en Bretagne, de­puis vendredi 30 après-midi), Yémen, des USA, d’Australie, Allemagne, et du Daguestan, dans le Caucase, la Turquie, le « Kurdistan », le Pakistan ( je pense à Asia Bibi), les Philippines, l’Indoné­sie, partout où les Frères musulmans, Al-Qaïda, Daech et d’autres groupes ont opéré et opèrent. Pour nos militaires, nos marins et leurs aumôniers, catholiques et autres. Et pour nos concitoyens morts en 2015 et 2016 de façon dramatique, en particulier je pense à Jacques Hamel.

Pour les deux Congo, le Gabon et la Côte d’Ivoire.

En action de grâce pour le déroulement des deux mille quatre cents célébrations de France, pour les quatre vingt onze mille policiers, gendarmes et militaires…

En action de grâce pour mes journées en famille à Sainte-Terre et Paris, de mes journées à Solesmes et Épernay, et de mes dîners avec des amis.

En action de grâce pour les bienfaiteurs défunts et vivants de l’Église de Paris.

Offrande et deux quêtes, la classique, maintenant, et, à la sortie, quête pour l’Afrique : nous enver­rons des sous au frère des Écoles chrétiennes, Philippe Moch dit Bai, qui est passé nous voir lors de notre fête patronale, pour qu’il construise son école.

Pater en d’autres langues maternelles que le français selon les présences !En chinois, quand Haili Zhou est parmi nous.

Remerciements, annonces et nouvelles

Merci à vous …

Bonne année, bonne santé, le paradis à la fin de vos jours. La formule fait tilt !

Merci à Rabia Erradi, le régime de dattes, prière pour elle…

Des nouvelles de Nicole Dekany, Brigitte Scart, Thierry Gabriele, Arlette Roche, Jacqueline Barjou, Marie-Noëlle Scheidecker et son mari Bernard. Je pense à ceux et celles dont je n’ai plus de nouvelles.

Dans l’après-midi, solennité de la fête de sainte Geneviève et de saint Marcel. Voir le tract.

Nos quatre messes et nos deux adorations comme d’habitude.

Vendredi 13, 12 h 10, messe, avec ménage avant et après. Festival du Beau à Saint-Ferdinand.

Samedi 14, 10 h 30 – 12 h, conseil pastoral et économique de notre communauté.

Dimanche 15, 10 h 30. Messe. Dimanche encore avec Jean le Baptiste et Jean l’Évangéliste. Journée des migrants et des réfugiés. Seconde quête pour les séminaires.

Et maintenant, chant à Marie et seconde quête pour le frère Philippe Bai et son école.

Jan 072017
 

Les festivités de Noël sont désormais passées, comme aussi les régurgitations annuelles des ligues de la libre pensée, des athées et autres zélés et courageux chasseurs de crèches, partout où elles sont. Beaucoup de crèches ont été vandalisées en Italie et ailleurs, et vous devinerez par qui… Certains, voudraient même supprimer cette fête chrétienne qui, soi-disant, offense les autres religions. Désormais cela se passe un peu partout. Et quand les clercs s’y mettent, ils dépassent tout entendement : en Italie un curé a mis la burqa à la Vierge Marie et Saint Joseph ressemblait à un pêcheur tunisien : « c’est pour faire des ponts ! » a-t-il dit ; pour aller où ? Comprenne qui pourra…A tous ceux qui parlent de nuit de la raison à l’encontre de ceux qui ont la Foi – qui ont dans leur esprit des toiles d’araignée, et ont engendré le monde cauchemardesque d’aujourd’hui – je réponds par la lettre aux Hébreux qui s’applique bien à eux: « Eux périront, mais vous, vous resterez ; tous vieilliront comme un vêtement, et comme un manteau vous les changerez et ils seront changés, mais vous, vous êtes toujours le même, et vos années ne finiront pas » (Hb1,11-12). Tout cela pour vous dire que nous sommes en train de refaire le voyage des Mages, mais à rebours…Partis en suivant l’étoile pour arriver à la vraie Lumière, les Mages, prémices des païens que nous sommes tous au départ, auront, eux, accueilli le Fils de Dieu fait homme. Ils sont nos pères dans la Foi.

En revanche, nos contemporains, en fermant les yeux à la vraie Lumière, s’acheminent vers les ténèbres, vers les dieux déchus. Il y a quelques dizaines d’années, en Italie, j’avais remarqué des graffitis inquiétants qui disaient : les dieux reviennent ! Je ne sais pas qui avait pu écrire une chose pareille ! Les dieux n’existent pas ! Ils ont vraiment été inventés par l’homme, ou, si l’on veut, selon le psaume : « … tous les dieux des nations sont des démons, mais le Seigneur a fait les cieux » (95,5). Et puis, l’Église, ne les craint pas ! Voici ce que Benoît XVI écrivait : « Les concepts que nous entendons comme rédemption, péché, salut, résonnent comme des mots provenant d’un monde désormais passé ; peut-être ce monde était-il beau ? (Je me permets d’ajouter : oui, il était très beau, il avait la beauté de Dieu !), mais en tous cas, il n’est plus le nôtre. Ou, plutôt si, il l’est toujours ! Le monde, au temps duquel la fête de Noël est née, était dominé par un sentiment semblable au nôtre. Il s’agissait d’un monde dont le « crépuscule des dieux » n’était pas un slogan, mais un fait réel. Les anciens dieux étaient devenus tout à coup irréels : ils n’existaient plus, les gens n’étaient plus capables de croire à ce qui avait donné sens et stabilité à des générations. Mais l’homme ne peut pas vivre sans donner un sens à sa vie. Il en a besoin comme le pain quotidien. Ainsi, les anciens astres s’étant couchés, il a dû chercher de nouvelles lumières… ».

Non, ce n’est pas le Sol Invictus, le Soleil Invaincu qui sera le nouveau Dieu, mais le Soleil de Justice qui s’est levé le jour de Noël. « Quelle est la période de l’histoire de l’humanité qui n’expérimente, plus que la nôtre, une angoisse majeure pour son futur ? », continue le Pape, « En d’autres termes, nous n’avons plus peur que le soleil puisse être un jour vaincu par les ténèbres et ne revienne plus. Nous craignons l’obscurité qui vient des hommes ». Maintenant, l’Occident embrasse avec frénésie des fois nouvelles qui sont des idéologies, telles que le mondialisme, le laïcisme, le libéralisme et l’égalitarisme, l’écologisme, le féminisme, etc. ; ce ne sont que des substituts inadéquats de cette Foi qui a forgé l’Occident, qui a donné non seulement une simple raison pour pouvoir vivre et mourir, mais « pour vivre en ce monde sobrement, honnêtement et pieusement, dans l’attente de la bienheureuse espérance et l’avènement glorieux de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ… » (Tite 2, 11-13) Comme le dit si bien saint Pierre, « Seigneur, à qui irions-nous ? Toi seul, as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6,68). La religion d’un peuple, sa foi, crée sa culture, et sa culture crée sa civilisation. Et lorsque la foi meurt, sa culture et sa civilisation meurent aussi, et même le peuple commence à mourir.

L’athéisme actuel est quelque chose d’inédit dans toute l’histoire humaine et notre civilisation semble arrivée au stade terminal d’une maladie mortelle ; sans le Christ et avec la complicité des élites qui ont renié la Foi chrétienne, la civilisation s’écroule, hélas. Puisque la nature a horreur du vide et « le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenus folles », alors « lorsque les hommes cessent de croire en Dieu, ce n’est pas qu’ils ne croient plus à rien, mais ils croient à n’importe quoi ! » (G.K.Chesterton); Si le Pape François décrit l’Église comme un hôpital de campagne, c’est justement parce que il y a un massacre en cours, dans tous les domaines. Rémi Brague, philosophe et lauréat du prix Ratzinger 2012 dit : « Chaque fois que la société élimine le divin, nous l’avons vu revenir sous l’aspect de dieux peu sympathiques ; ils exigent toujours un sacrifice humain ». L’avortement en est un et le démon aime se repaître de la chair des innocents ! Si autrefois les dieux étaient à l’image des hommes, aujourd’hui, les hommes, se croyant Dieu, les imitent. Les dieux ne reviennent pas, ce sont nos anciens démons qui se réveillent en nous. Comment ? Amusons-nous un peu : il y a les orgueilleux, les libertins, les coléreux et les courroucés comme Jupiter, surtout en politique où ils sont légions; les Narcisses, épris de leur personne et de leur beauté, les body builders, les Apollons bellâtres du « Belvédère » et les Venus Callipyges adeptes du botox et de la chirurgie esthétique ; Il y a les Eros ou les Cupidon, ceux qui ont pris pour Dieu leur ventre ou pire : n’en parlons pas davantage ; de Bacchus non plus d’ailleurs, c’est le dieu par excellence des bistrots, des poivrots, des Folies Bergères et de la « gaîté parisienne » ! Il y a Mammon le syrien, dieu du dollar ou de l’euro, au choix : le préféré des traders, des financiers et d’à peu près tout le monde, sans oublier Mercure, dieu des voleurs. Mars, dieu de la guerre, des crimes de sang et de la discorde règne en maître un peu partout ; Junon, est la patronne des jaloux, des vengeurs, des bougons et des…belles-mères acariâtres ; Hécate, la déesse des ombres, des terreurs nocturnes et de la magie a le vent en poupe, avec la satisfaction du malin ; Il y a ses tristes compagnes : les Erinnyes ou Furies, et les Ménades ou Bacchantes. J’en ai vu d’horribles sur You Tube : des femmes échevelées et hystériques, qui manifestaient pour l’avortement, se dévêtant, en criant, en blasphémant et en crachant sur des jeunes qui priaient et protégeaient une cathédrale en Argentine. Saturne doit être leur père, puisqu’il dévorait ses enfants…Mais du bon côté, celui de Jésus Christ j’entends, qui peut être aussi le nôtre, il y a les Béatitudes ! Dans sa Ière homélie de Noël, Saint Léon le Grand exhortait les Romains de la sorte : « Reconnais, ô chrétien ta dignité et, devenu participant de la nature divine, garde-toi de retourner à ton ancienne vilenie par une conduite indigne. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. Rappelle-toi qu’arraché à la puissance des ténèbres, tu as été transporté dans la lumière et le royaume de Dieu ». Les Mages seront peut-être nos juges…

Don Carlo CECCHIN

Lectures dominicales du 8 janvier