Nov 022020
 

Entre l’angoisse suscitée par la résurgence du Covid et la terreur d’un islamisme fanatique qui vient tuer dans nos églises, se dresse l’étendard victorieux du Christ. Sereine, l’Eglise, son Epouse, célèbre la fête de tous ses soldats connus ou inconnus que sont les saints. Par eux rayonne l’Evangile : « Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera…à cause de mon nom, votre récompense sera grande dans les cieux. » (Mat 5, 11-12).

Dans le même temps l’Eglise prie pour tous les défunts qui ont achevé leur fonction et que nous espérons retrouver, libérés de tous péchés, le jour où notre Seigneur viendra.

Ces événements dramatiques ne sont pas sans nous rappeler la rengaine du livre des Juges. Après la mort de Josué, successeur de Moïse, le peuple entré en terre promise et « fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur ». Irrité, Celui-ci l’abandonne aux ennemis qui l’entoure. Il fait échouer ses tentatives de s’en sortir par lui-même, jusqu’à ce qu’il crie vers Lui. Il suscite alors des juges pour le sauver. Pour un temps hélas, car chaque fois il retourne à d’autres dieux, est agressé, crie vers Lui qui, fidèle, les délivre. Citons Déborah et Barak, Gédéon, Jephté, Samson.

Idem pour nous ! Notre pays apostasie. Il développe « une culture de mort » (Jean-Paul II). De part une dérive éthique, il se ferme à la vie, libéralise l’avortement, l’euthanasie, et détruit la structure familiale. Il abdique dans une éducation devenue permissive ou élitiste, il divinise une liberté d’expression affranchie de tout « contexte de responsabilité » (Jacques Chirac). En conséquence, il s’est ouvert à une immigration devenue incontrôlable et pourtant nécessaire pour accomplir les travaux que nous ne voulons plus faire. Désorienté, notre société démocratique n’ose pas affronter ces problèmes sécuritaires. Or ses Plaies purulentes sont le chemin « permis ou voulu » par Dieu* pour nous amener à crier vers Lui qui seul nous sauvera.

Pour cela, avant d’entrer dans sa passion, sa mort et sa résurrection glorieuse, Jésus a annoncé que des pestes, des guerres, des calamités… et des persécutions précéderaient sa venue. « On fera mourir plusieurs d’entre vous ; vous serez haïs de tous à cause de mon nom » (Lc 21, 8-12).

Et il ajoute : « Cela aboutira au témoignage », à l’image de nos martyrs de Nice, qui rejoignent ainsi « Ceux qui viennent de la grande épreuve, qui ont lavé leurs vêtements, …dans le sang de l’Agneau ».

Face à notre inquiétude, Jésus nous rassure : « Quand cela arrivera, redressez-vous et relevez la tête car votre délivrance est proche. C’est par votre constance que vous serez sauvés. »

COURAGE, N’AYONS PAS PEUR

Père Stéphane Biaggi, curé

*Les deux expressions se retrouvent dans la bible