Sep 122020
 

docteur de l’Eglise, patronne secondaire de la France

Tel est le titre que l’Église emploie pour désigner notre invitée de la rentrée : la petite Thérèse. C’est elle que nous aurons la joie de célébrer le jeudi 1er octobre, lors de l’installation de sa nouvelle statue. Celle-ci, pour notre consolation, vient remplacer celle qui avait été détruite en 2014 grâce à la générosité des paroissiens. Pour l’accueillir dignement, le socle en bois de la statue a été restauré, et orné d’un des marbres des anciens autels de l’église. La sainte elle-même, pour la joie de ces retrouvailles, sera présente, car la Providence a tout disposé pour qu’une de ses reliques puisse être proposée à la vénération des fidèles qui viendront rendre hommage à leur soeur du ciel.

Le 1er octobre, la messe de 19h, au cours de laquelle la nouvelle statue sera bénie, sera précédée de la prière du rosaire. En effet, dans les actes du procès en canonisation de la sainte de Lisieux, sa soeur Marie du Sacré-Coeur rapporte ce souvenir du 9 juin 1897 : « Je lisais au réfectoire un trait de la vie de saint Louis de Gonzague, où il est dit qu’un malade, qui sollicitait sa guérison, vit une pluie de roses tomber sur son lit, comme un symbole de la grâce qui allait lui être accordée. “Moi aussi – me dit-elle ensuite pendant la récréation – après ma mort, je ferai pleuvoir des roses” ». Nous aussi, par notre prière, nous pourrons présenter, avec elle, des bouquets de cette salutation angélique par laquelle le salut est entré dans le monde.

Après la bénédiction de la statue, le film du père Michel Farin s.j. Histoire printanière d’une petite fleur blanche sera projeté dans la crypte, en présence du réalisateur. Il s’agit d’un documentaire de 50 minutes qui présente, dans un dialogue avec le psychanalyste Denis Vasse, une lecture des écrits autobiographique de Sainte Thérèse. L’original de la statue est une oeuvre d’Anne-Marie Roux-Colas, à qui nous devons également le tympan de l’Église, la statue de sainte Odile qui est à l’accueil, la grande statue de Notre Dame de la Vie et le cloître. Il a été possible d’en faire refaire une car un autre exemplaire se trouve dans l’ancienne église paroissiale de Saint-François-de- Sales. Ceux qui voudraient encore participer financièrement à cet évènement sont bien sûr les bienvenus. La cagnotte sur le site leetchi.com est ouverte encore pour 15 jours. Que Dieu nous donne aussi la grâce de « faire le Bien sur la Terre » !

Père Louis Corpechot, vicaire

Juin 282020
 

En ce samedi 27 juin, le Seigneur me donne la joie de faire mémoire du jour béni de mon ordination sacerdotale ! C’est avec une grande insistance que je vous demande de prier pour moi, et pour mes « copains de promo » qui ont été ordonnés en même temps que moi. Vous pouvez particulièrement parler de nous à Notre Dame ! Afin qu’elle nous donne ce dont nous avons besoin.

Et nous avons un grand besoin d’aide, car la moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux. Moi et mes frères, ainsi que les pères Stéphane, Carlo et Dieudonné, nous avons à cœur de servir le Maître qui s’est donné lui-même par amour pour son Église. Et nous sommes remplis de joie de vivre jour après jour au service du peuple chrétien. La mission que nous avons reçue de la tendresse du Christ nous est un bienfait si extraordinaire qu’il ne cesse de nourrir nos âmes et de nous encourager.

Le temps du confinement a été, pour moi, mais je crois aussi pour beaucoup de prêtres, un moment où la grâce du sacerdoce s’est faite sentir dans le mystère de sa gratuité. Alors que tant de chrétiens vivaient leur foi dans un saint désir du sacrement, les prêtres rencontraient leur Sauveur quotidiennement dans le mystère de l’Eucharistie. Combien d’enseignements sont à retenir de cet évènement terrible !

C’est d’abord une manifestation de l’intimité que le Christ a voulu vivre avec ses prêtres. Il se les associent, par l’ordination, dans une incompréhensible unité. D’une manière particulière, les prêtres peuvent dire « nous sommes à lui ». Cette proximité et cette familiarité se sont faites sentir, et dans les difficultés causées par l’épidémie, le Seigneur nous consolait.

C’est ensuite un mystère de gratuité. Le prêtre est prêtre, et d’une certaine manière, il n’y peut rien. Pour moi, il n’y a pas de pensée qui puisse me donner plus de paix : ce que le Seigneur a donné n’as pas besoin d’être défendu, car ses dons sont sans repentance. Même la mort ne me séparera pas du bien précieux du sacerdoce : je suis prêtre à jamais.

C’est enfin une redécouverte de la responsabilité peu commune qui est confiée aux prêtres. C’est eux qui, ministres de la communion, reçoivent le Pain de Vie pour le distribuer au peuple de Dieu. Cette position de médiateur entre Dieu et les hommes, qui est celle du Christ et de ses prêtres, est peut-être la première raison pour laquelle il faut prier pour les prêtres. Prions pour que les prêtres fassent bien leur travail ! Et qu’il le fasse saintement.

Car c’est pour vous que j’ai été ordonné. En tant que prêtre, vous êtes, vous les paroissiens de Sainte-Odile, ma raison de vivre. Et je veux vous dire toute ma gratitude pour votre présence et votre amitié.

Père Louis Corpechot

Mar 282020
 

« Cette maladie ne conduit pas à la mort. » (Jn 11,4)

Quelle est donc cette maladie, dont parle Jésus dans l’évangile de ce dimanche ? Nous pensons bien sûr à celle qui nous tient tous confinés. Nous sentons bien qu’il y a un rapport entre la maladie qui tue Lazare, et le Covid-19. Mais quel est ce lien ? Et comment est-il un lien spirituel ? C’est ce que nous voudrions montrer.

Juste après la résurrection de Lazare, l’évangéliste mentionne la réaction du Conseil des prêtres et des Pharisiens. Ils prennent la décision de tuer Jésus. La raison de cette décision nous parait incompréhensible. Comment donc la joie d’être témoin de la puissance de Jésus peut-elle inquiéter ? Comment la joie de voir les larmes cesser de couler sur les joues de ceux qui aiment Lazare peut-elle se changer en désir de meurtre ? Et même, en désir du meurtre de celui qui vient de ressusciter ! (Jn 12,10). L’évangile est très clair à ce sujet : le Grand conseil décide la mort de Jésus par peur de voir « l’ensemble de la nation » périr, massacrée par les légionnaires de l’empire romain.

Le véritable virus de cette maladie, qui conduit à la mort spirituelle, c’est la peur. Peur de mourir, peur de voir ses proches mourir, peur d’un krach économique et de la violence qui l’accompagne. C’est de cette mort dont parle Jésus, celle de laquelle on ne revient pas. C’est l’état de ceux qui ont perdu confiance dans l’amour du Père. Si le Père veille sur nous, de quoi aurons-nous peur ?

Jésus est celui qui garde les yeux du coeur ouvert sur cette présence. Elle est la lumière qui éclaire ses pas. Pour le Christ, la perspective de la mort peut être angoissante (comme au cours de son Agonie), mais il ne cède jamais au réflexe d’obéir à la peur. Au contraire, il obéi à la volonté de son Père, qui est de nous sauver. 

Dès lors, la maladie de Lazare contient un double enseignement. Elle montre la puissance du Christ, mais aussi elle initie sa marche vers le Calvaire. Car c’est par sa mort et par sa résurrection que Jésus manifestera la plénitude de l’amour de Dieu.

C’est à nous maintenant, qui sommes au Christ, de laisser l’Esprit de Dieu guider nos pas. C’est lui qui nous rappelle sans cesse que le Père est là, présent au coeur de nos vies. C’est lui qui nous donne la force, jour après jour, de faire ce que nous avons à faire, sans céder à la peur. Alors la crise du Coronavirus deviendra pour nous ce qu’elle est vraiment : un temps mystérieux où Dieu nous invite à lui faire confiance jusqu’au bout, à l’exemple de son Fils unique.

Et dans cette épreuve, nous pouvons compter les uns sur les autres, puisque dans la prière nous faisons monter vers Dieu une incessante supplication pour ceux qui sont le plus éprouvés.

Que Dieu vous bénisse et vous garde ! 

Bien fraternellement.

Père Louis CORPECHOT, vicaire

Lectures dominicales du 29 Mars

Mar 012020
 

Il y a des gens qui aiment faire leurs bagages pour partir en vacances. Il y en a d’autres, comme moi, qui habituellement, préfèrent rentrer chez eux, défaire leurs bagages, et reprendre leur vie quotidienne. Dans ces deux manières d’être, partir et rentrer, se dit un désir plus grand, celui de Dieu.

D’une part, celui qui quitte tout vise Dieu. Ultimement, il cherche celui qui est l’unique désirable. Cette attitude de ceux qui partent est celle de nombreux personnages de la Bible. Il y a par exemple Abraham, à qui Dieu demande : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai » (Genèse 12,1). Et pareillement, le peuple des hébreux doit quitter l’Égypte pour échapper à l’esclavage, porté par la promesse d’un pays ruisselant de lait et de miel (Exode 3,17). Cette réalité d’un pays merveilleux est celle du Père qui nous attends.

D’autre part, celui qui rentre chez lui retrouve enfin la présence de ses proches, le caractère familier de sa maison. Après un voyage, des découvertes et des rencontres, il revient dire les merveilles qu’il a vues. Spirituellement, son désir de rentrer est aussi un désir de Dieu. Mais il s’agit de Dieu qui se manifeste comme celui qui est présent depuis le début. Il est le Dieu de l’origine, de notre origine. Rentrer chez soi, c’est retrouver, au plus intime de nos vies, le Père qui nous voit et nous aime, là, dans le secret.

Bien entendu, ces deux attitudes sont bonnes. Elles appartiennent toutes deux au Christ. Il dit en effet : « Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. » (Jean 16, 18).

Tout le mystère de Jésus est dans la raison qui l’a fait sortir du Père ? Lui qui avait le ciel pour demeure, qu’est-il allé faire dans l’hostilité du désert ? Cette question est importante pour nous, car elle doit éclairer notre propre attitude pour bien commencer notre carême. Si Abraham se lance dans l’inconnu, si les hébreux entrent dans le désert, si nous entamons un temps d’ascèse, c’est dans l’espérance d’un ailleurs meilleur ! Mais pour Jésus, quel est cet ailleurs ? L’ailleurs de Jésus, ce lieu qu’il désire et qui le fait venir dans le monde, c’est le cœur de l’Église. À travers toute l’histoire du Christ, et particulièrement dans sa vie publique et sa Passion, apparait son amour infini pour l’assemblée des baptisés, au milieu de laquelle il désire vivre et donner la paix, et qu’il veut emmener avec lui auprès du Père.

Jésus nous désigne ainsi deux manières d’entrer en carême : soit sortir de chez soi, sortir de la routine et du confort pour nous mettre en marche dans le désert, aller à la rencontre et nous laisser guider par Dieu, soit revenir en soi-même, retrouver la vérité de Sa présence en nos cœurs dans le silence et la paix. Que Dieu nous donne la grâce de choisir une œuvre qui lui plaise, pour la lui présenter dans 40 jours !

Père Louis Corpechot, vicaire

Lectures dominicales du 1er Mars