Sep 142019
 

Ordonné en juillet 2011, dans ma paroisse natale de Kinoni, du diocèse de Ruhengeri au Rwanda, je suis heureux de commencer ma huitième année d’ordination dans la paroisse Sainte Odile. Très enchanté par l’accueil des paroissiens et de mes confrères, les prêtres, je ne cesserai jamais de rendre grâce au Seigneur, lui qui nous a rassemblés dans une même famille qu’est l’Eglise.

Au cours de cette année qui commence, nos rencontres et nos relations sont une nouvelle chance pour nous qui sommes sur le chemin vers la rencontre personnelle avec notre Seigneur. Toutes nos interactions vont nous ressourcer et nourrir en profondeur toutes nos motivations, en vue de pouvoir consolider notre être intérieur de chrétien et de citoyen de France.

En cette période difficile de l’Eglise que nous traversons, où un pourcentage de chrétiens se sentent mal à l’aise dans l’Eglise, soutenons-nous les uns les autres, et hâtons-nous à nous mettre à la mesure d’une Eglise sans mesure, cette réalité qui dépasse de loin nos attentes et nos imaginations. Tout ce qu’elle nous demande c’est de l’aimer comme elle est, avec ses défauts et ses faiblesses, mais tout en reconnaissant aussi ses grandeurs, car elle est avant tout l’Eglise du Christ. Travaillons à la rendre toujours plus digne de son Seigneur. Sans doute le Christ est présent dans son Eglise. Il la conduit toujours sur des chemins nouveaux pour la rendre plus proche des hommes et signifiante du salut au milieu d’eux.

Notre communauté paroissiale, que je comprends comme un «écho de l’Eglise» du Christ, nous enveloppe de son amour et nous réchauffe sans cesse, en faisant de nous des participants du mystère du Sacerdoce du Christ et de la maternité mystérieuse de Marie. En union avec tous les fidèles catholiques, présentons-nous devant l’Amour Infini selon le mode particulier du sacerdoce de chacun d’entre nous et dans sa variété de nuances.

Nous voici dans les murs de Jérusalem, comme le dit le psaume 121. Dans ce havre de paix, où nous contemplons sans cesse la grandeur de Dieu, puisse notre réponse à son immense bonté rester toujours cet hymne d’adoration et de louange ! Subjuguée par l’excellence de la majesté de Dieu, notre hymne nous met mystérieusement en mouvement, et nous courrons jusqu’aux confins de la terre pour combler tous les hommes des bienfaits divins.

Puisse le Seigneur nous maintenir dans l’humilité selon son cœur, afin que nous sachions surmonter l’orgueil, la confusion et la mauvaise volonté, et que dès ici-bas nous entrions dans l’avant-goût du bonheur qui nous attend dans la Jérusalem céleste. Bon dimanche et bon début d’année à toutes et à tous.

Père Dieudonné MANIRAGUHA

Lectures dominicales du 15 Septembre