Juin 222019
 

En cette fête du Corps et du Sang du Christ, six jeunes vont faire leur Profession de Foi. Cette fête, dénommée initialement « Fête Dieu » fut instituée en 1224 puis, étendue rapidement à toute l’Eglise en 1264 à une période où la communion était peu fréquente. Elle voulait montrer que Jésus est vraiment présent, vivant, agissant dans son Eucharistie. La procession voulait manifester au monde la présence du Christ qui est Amour, sa majesté et son humilité. Elle invitait les fidèles à la louange et à l’adoration. Le Pain de Vie pouvait toucher sur le chemin le cœur des païens !

Ce jour est donc propice pour faire sa Profession de Foi.
Jean Paul II disait que tout chrétien doit faire un catéchuménat avant son baptême ou après.
Au cours de leurs années de catéchisme, les jeunes ont reçu un enseignement développant le contenu de la foi. Au terme de celui-ci, il leur est remis le texte du Credo, qu’il leur convient d’apprendre par cœur. C’est le rite de « la traditio ». La foi leur est remise.
Il leur revient alors de le proclamer publiquement au cours de « la reditio » (remise de ce qui a été donné).
Ce rite a pour but de leur faire intérioriser leur foi et de savoir en reconnaître les signes dans leur propre histoire pour témoigner :
– Comment Dieu est créateur, comment Il conduit leur histoire qui prend son sens véritable. Nous ne sommes pas des êtres abandonnés aux événements. Dieu qui est Père veille sur nous. Il nous pardonne et change toujours le mal en bien.
– Comment Jésus-Christ est notre Sauveur, comment Il vient nous libérer de nos tristesses, de nos angoisses, des conséquences douloureuses de notre péché.
– Comment l’Esprit Saint sanctifie notre vie, en renouvelant notre manière de penser, en changeant notre conduite au sein de nos familles, à l’école, au travail, dans notre engagement social.
Confesser sa foi dans un monde qui n’a plus de repères, soumis à la dictature du pouvoir et de l’argent, justifiant l’éclatement de la famille, l’euthanasie, l’avortement… c’est fonder sa vie, sur la certitude la plus grande : Dieu nous aime et nous conduit avec force et douceur. Nous n’avons plus à avoir peur.
En confessant publiquement leur foi, ces enfants nous invitent à discerner comment la foi rejaillit dans notre vie quotidienne aujourd’hui. Par ailleurs, ils nous permettent de nous réjouir d’avoir accompli notre mission de transmission de ce que nous avons nous-même reçu et qu’à leur tour, ils devront transmettre. Ainsi, le Salut passera à la génération suivante et ce, jusqu’à la fin des temps. Rendons gloire à Dieu !

Père Stéphane Biaggi, curé

Lectures dominicales du 23 juin