Juin 212020
 

Dans ce témoignage saisissant de Saint-Jean, le disciple bien-aimé, l’Eglise a vu le symbole du Baptême et de l’Eucharistie et dans ces deux sacrements le signe de l’Eglise, nouvelle Ève naissant du côté transpercé du Christ, nouvel Adam

On comprend pourquoi Monseigneur Michel Aupetit dans les circonstances si particulières de la pandémie du coronavirus et du confinement qui s’ensuivit, ait invité les paroisses à célébrer les baptêmes d’adultes et d’adolescents, le jour de la fête du Sacré-Cœur de Jésus pour l’occasion transposée du vendredi au dimanche.

Aujourd’hui, quatre jeunes seront lavés dans les eaux baptismales et fait créatures nouvelles par la grâce de l’Esprit-Saint, confirmés dans leur mission chrétienne. Entrés dans l’Eglise, devenus membres du Corps du Christ, ils seront nourris par l’Eucharistie, le sacrement de l’amour, qui précède leur baptême.

Être baptisé le jour de la fête du Sacré-Cœur de Jésus doit attirer notre attention.

Avant d’être le lieu des sentiments, et de l’affectivité, le cœur biblique est le foyer central c’est-à-dire le point de départ, la source, le lieu de toute décision. Le cœur transpercé de Jésus montre que le cœur humain a été créé pour être le foyer de l’amour, le foyer de la volonté de se donner pour l’autre.

Or, il est devenu le foyer central du refus de Dieu, c’est à dire du péché de l’homme qui se détourne de Dieu pour s’attacher à toutes sortes d’idoles. Il doit donc être purifié.

Pour cela il est appelé à être le foyer central de la conversion. De la même manière que le cœur du Christ qui a été ouvert par la lance donne la vie, le cœur qui s’ouvre à Dieu, reçoit la pureté de l’image et la ressemblance imprimées en lui par le Créateur au commencement.

Dieu veut faire à l’homme la grâce de la conversion pour que son cœur dur, indifférent et froid se laisse saisir par le souffle de l’Esprit-Saint.

Cette fête est l’occasion de s’approcher du cœur « doux et humble » du Christ pour « apprendre à connaître le sens véritable et unique de notre vie et de notre destin, à comprendre la valeur d’une vie authentiquement chrétienne, à se garder de certaines perversions du cœur et à passer de l’amour filial envers Dieu à l’amour du prochain ». (Redemptor Hominis Jean-Paul II)

Père Stéphane Biaggi, curé