Nov 242019
 

Chaque année, la fête du Christ Roi de l’Univers clôture notre année liturgique. De fait elle est « le tremplin » sur lequel le chrétien prend un élan, et reçoit une force surnaturelle pour aller plus haut dans les réalités célestes et plonger plus profondément dans le cœur de Dieu.

Chaque année, la fête du Christ Roi de l’Univers clôture notre année liturgique. De fait elle est « le tremplin » sur lequel le chrétien prend un élan, et reçoit une force surnaturelle pour aller plus haut dans les réalités célestes et plonger plus profondément dans le cœur de Dieu.

Quelle clairvoyance, chez cet homme, quelle humilité : « Après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons, mais lui il n’a rien fait de mal… »

Quelle confiance… chez cet homme dans l’appel au secours qui rachète toute une vie que l’on devine pleine d’erreurs et d’horreurs : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume ».

Quelle miséricorde chez Jésus qui nous révèle ce pourquoi il est venu parmi nous :
« Amen je te le dis aujourd’hui avec moi tu seras dans le paradis ».
Cet amour répandu dans nos cœurs doit rejaillir sur notre société et jusqu’à la création tout entière qui « gémit et souffre les douleurs de l’enfantement » (Rm 8, 22).
Ainsi le Christ règnera en nous et par nous, le Christ est roi de l’univers !

Un peu d’histoire :
Pie XI en instituant la fête du Christ-Roi en octobre 1925 (Anum Sanctum), voulait rappeler que la religion n’était pas seulement une affaire privée comme la société depuis la révolution et encore aujourd’hui visait à la confiner mais que les sociétés ne devenaient pleinement humaines qu’en devenant pleinement chrétiennes. Car les valeurs religieuses peuvent et doivent pénétrer la société humaine et politique.
Lors de la réforme liturgique du Concile Vatican II, Paul VI fut pressé d’abandonner cette fête récente et non traditionnelle. De fait, il en élargit le sens en l’appelant fête du Christ roi de l’Univers et la déplaça à la fin de l’année liturgique précédant l’entrée en Avent pour montrer que le Christ a la Parole définitive sur le temps et l’espace.
Il voulait ainsi la désidéologiser politiquement et lui donner une dimension spirituelle et authentiquement biblique. L’actualité montre le bienfondé de son choix, puisqu’il est évident aujourd’hui que les conduites égoïstes et les errements des gouvernants retentissent non seulement sur l’harmonie humaine mais sur le cosmos tout entier comme le montrent la crise sociétale et écologique actuelle.

Père Stéphane Biaggi, curé

Lectures dominicales du 24 Novembre