Juin 292019
 

Comme vous le savez maintenant, j’arrive au terme de ma mission comme vicaire à Sainte- Odile. J’aurai passé de la sorte, huit années dans cette paroisse que je connaissais déjà si bien. Si ce n’est pas ici, le lieu pour remercier chacun personnellement, je profiterai quand même de cette petite tribune pour exprimer à tous, mon infinie gratitude pour votre accueil, votre soutien et vos prières. Je voudrais également vous dire combien grande fut ma joie d’avoir pu rendre quelque peu les grâces que j’y avais moi-même reçues pendant ma jeunesse. Sainte- Odile est une paroisse à part dans Paris, avec son église si caractéristique et si belle surtout, qui se dresse comme un phare et éclaire par-delà les limites du diocèse tant par son architecture que par sa liturgie. Mais c’est en y pénétrant que l’on est alors saisi par le chemin de foi que la nef nous propose. Eclairés par ses vitraux et la lumière des saints qui transparait, nous sommes comme conduits jusqu’au tabernacle, c’est à dire vers le Christ sculpté qui nous y attend toujours. Car finalement c’est toujours au Seigneur que l’Eglise nous amène. C’est ce que j’ai tant bien que mal voulu faire par mon service dans cette paroisse.

Si le Seigneur demande à celui qui hésite, dans l’évangile de ce dimanche, ou du moins qui temporise avant de le suivre, de laisser les morts enterrer les morts, c’est qu’il demande à tout chrétien, de laisser derrière soi une vie qui conduit à la mort, pour entrer résolument dans une existence qui seule, conduit à la vie véritable : la vie avec le Christ. C’est d’ailleurs toujours à une vie semblable que le prêtre est appelé, savoir quitter une paroisse pour aller dans une autre, partir « pour aller annoncer le Règne de Dieu », non pas en oubliant ceux que l’on quitte mais en les portant dans ses prières et dans ses souvenirs comme autant de visages où le Christ s’est révélé.

Au revoir, sans doute, et dans tous les cas, A Dieu !

Abbé Alexis de Monts de Savasse +