sebastien

Nov 232011
 

Les catholiques fêteront Marie, la Vierge Immaculée, le 8 décembre.

 Ce jour là, sera donnée au Théâtre du Rond Point à Paris (8ème arrondissement) la première représentation de « Golgota Picnic ». Pour le coup, les intentions de son auteur sont explicites et assumées : il ne s’agit pas seulement de critiquer le christianisme, mais bien de salir et d’insulter ce qui donne un sens à notre vie de chrétiens : le Christ sur la croix. Il y est présenté comme « fou », « chien de pyromane », « messie du sida » ou « putain de diable » et toutes les représentations chrétiennes de l’Amour divin sont salies ou dénigrées.

 Une provocation violente, malsaine et gratuite que revendique l’auteur et qui blesse les chrétiens, mais aussi tout homme de bonne volonté attaché au respect.

Quand il le faut, l’Eglise réagit avec fermeté et justesse.

Ainsi, le Cardinal André Vingt-Trois lance aujourd’hui un appel à tous les catholiques, de toute sensibilité, auquel Padreblog s’associe avec empressement, et que nous invitons à relayer largement :

 « Alors que le spectacle Golgota Picnic, programmé à Paris à partir du 8 décembre prochain, insulte la personne du Christ en croix, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, invite jeudi 8 décembre à 20h ceux qui le veulent à une veillée de prière à Notre-Dame de Paris au cours de laquelle seront proposées une méditation de la Passion du Christ et la vénération de la sainte couronne d’épines. »

 (NB : Seul message officiel; Source : Site du Diocèse de Paris )

 Pouvait-on imaginer meilleure réponse à ceux qui se plaisent à dénigrer et insulter le Christ en sa Passion ? Vénérer les reliques de cette même Passion, méditer ensemble le mystère du calvaire, réparer les offenses par notre prière et surtout en tirer un plus grand désir de notre propre conversion… voilà la réponse ajustée, qui portera de fruit et permettra de tirer d’un mal un plus grand bien !

Par ailleurs :

Pour compléter cette démarche spirituelle, ou plutôt la préparer, certains ont proposé un témoignage public, sobre et pacifique : nous pourrions dans la journée, et jusqu’à 19h, passer déposer en silence une fleur blanche devant le Théâtre du Rond Point.

Pour éviter tout risque d’affrontement, ni même nourrir un climat de tension, nous ne resterons pas devant le Théâtre, mais irons rejoindre la veillée de prière organisée à Notre-Dame de Paris.

Ce geste est beau, simple et parlant. Il ne peut pas être caricaturé. Il pourra être renouvelé chaque jour, jusqu’au 17 décembre, date de la dernière représentation. Il peut être partagé par tous ceux, croyants ou non, qui comprennent la douleur des chrétiens et veulent appeler au respect mutuel.

 Comprenons le bien : les chrétiens respectent les artistes et la liberté d’expression.

 Simplement, pour vivre ensemble et éviter l’éclatement de la société en de multiples communautés qui s’ignorent ou s’agressent, il faut que cette liberté d’expression s’accompagne d’un vrai respect de ce qui donne sens à la vie des autres.

 Cette pièce de théâtre est pour cette raison une violence faite aux croyants. Loin de servir la paix – comme l’art sait le faire – elle attise les braises de la division et de l’intolérance.

 Face à cela, nous voulons exprimer notre douleur et appeler au respect mutuel. Nous le ferons en chrétiens, c’est à dire de façon pacifique, sobre et juste, refusant toute violence, toute agressivité et tout affrontement.

 Après les divisions et les polémiques passées, les catholiques ont là l’occasion d’exprimer ensemble, et de façon juste, leur amour du Seigneur et leur désir d’oeuvrer à un plus grand respect mutuel. Nous ne pouvons qu’espérer que cette unité prime, sous l’autorité de nos évêques.

 RDV le 8 décembre, pour cette vénération exceptionnelle des reliques de la Passion, à l’appel de Mgr Vingt-Trois !

 Abbé Pierre-Hervé GROSJEAN
Abbé Pierre AMAR
Abbé Guillaume SEGUIN

 

 

 

Nov 042011
 

On nous dit d’être prêts quand le Seigneur viendra… S’agit-il de la mort ? On peut penser aussi que Dieu nous visite quotidiennement à travers les événements, les rencontres… Sommes nous éveillés ? Pris au dépourvu ? Quand l’époux arrive, dans la parabole, c’est au milieu de la nuit et elles dorment, même les « vierges sages » ! Qu’est ce que cela peut signifier pour nous, sommes nous tous des « endormis » ? Dans une nuit où Dieu n’est pas visible ni évident, et pourtant se tenir prêt ? Il s’agit peut être de la profondeur de notre désir de Dieu. Si les jeunes filles aux lampes éteintes sont imprévoyantes, c’est qu’elles ne désirent pas tellement, qu’elles ne désirent pas avec assez de force la venue de l’époux. Elles ont pris les choses un peu à la légère…

La première lecture nous dit que la Sagesse se laisse trouver seulement par ceux qui la cherchent, qu’elle attend leur désir… Dans la Bible la SAGESSE est ce par quoi Dieu agit dans le monde, pour le créer et pour le sauver. Cette SAGESSE est-elle l’ESPRIT SAINT ? Dans la parabole c’est le FILS DE DIEU qu’on attend et la SAGESSE est dans le coeur des « vierges sages ».

Comme si l’Esprit Saint dans leur coeur attendait Jésus. Cela peut faire comprendre peut-être le mot terrible du fiancé aux « vierges folles » JE NE VOUS CONNAIS PAS. Seul Dieu dans nos coeurs peut accueillir Dieu. Et ce qui a manqué aux imprévoyantes, c’est l’huile qui dans la Bible est le signe de l’Esprit Saint. Et l’Esprit Saint (pensez au  saint Chrème du  Baptême et de la Confirmation) est donné à qui le demande.

Abbé Georges PERIE

Lectures dominicales du 6 novembre 2011