JCH

Sep 262020
 

Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Mt19,14

Chers paroissiens,

Après cette invitation de notre Sauveur, en ces débuts d’années, je voudrais vous parler en quelques mots des colonies d’été que les sœurs Franciscaines Réparatrices de Jésus Hostie organisent pour les filles. En effet, dans notre paroisse, nous avons la chance d’avoir la présence de cette Congrégation, qui œuvre, non seulement pour la dévotion eucharistique, mais aussi pour une meilleure formation spirituelle des jeunes filles.

Cet été, les sœurs ont organisé deux colonies, une à Cosqueville pour les plus jeunes filles, et une autre à Saint Malo pour les adolescentes. J’ai eu l’occasion de passer une semaine à Cosqueville, avec les plus jeunes. Avant de vous donner mon expérience écoutons d’abord ce mot de remerciement des sœurs.

Chers paroissiens
C’est grâce à votre générosité que 7 jeunes de Sainte Odile ont pu bénéficier de nos centres de vacances. Plusieurs partaient en vacances pour la 1ère fois ou n’avaient jamais vu la mer.
Le bénéfice de ces centres est multiple :
– Apprentissage de la vie en commun avec tous les petits services auxquels les jeunes participent,
– Apprentissage du respect mutuel : dans nos centres se côtoient tous les milieux et de nombreux pays.
– Et surtout, découverte ou approfondissement d’une vraie vie spirituelle où la prière à une place importante.
Les parents sont souvent étonnés de retrouver leur fille plus calme et épanouie avec plein de souvenirs dans la tête.
Certaines, après une colonie commencent une préparation au Baptême ou à la Confirmation pour les plus grandes.
Encore un grand merci et soyez assurés de notre prière. Tous les lundis, nous avons une messe pour nos bienfaiteurs dont vous faites partie.
Les sœurs Franciscaines

Après une semaine de vie en colonies, j’étais impressionné par l’organisation et l’attention des enfants vis-à-vis du programme assez riche que leur apportait la colonie. En effet, je peux attester que les sœurs s’efforcent à apprendre, aux enfants, dans si peu de temps, que pour un chrétien, la vie familiale est sans limite. Nous, chrétiens adultes, savons qu’au-delà de la famille naturelle, l’Église nous est présentée comme notre famille spirituelle, où la vie communautaire est d’une importance capitale. C’est pourquoi, dans les colonies les enfants découvrent la vie communautaire, où toute personne apprend à donner et à recevoir de l’amour. Dans ma mémoire, la vie en colonie avec les enfants reste un moment privilégié, car elle est capable de créer des ouvertures pour les enfants, afin qu’elles puissent grandir et se développer de manière intégrale.

À travers les jeux, les activités spirituels, les repas pris en commun, … les enfants attestent la fécondité des colonies. Sans doute, elles y recueillent un grand héritage pour leur vie future ! Les sœurs, en leur qualité de pédagogues, assistées par des animatrices, les accompagnent dans la découverte de leur identité, les initient à la vie sociale, à l’exercice responsable de leur liberté morale et de leur capacité d’aimer à travers l’expérience d’être aimés, et, par-dessus tout, à la rencontre avec Dieu. De cette manière, les parents qui ont pris l’habitude de confier leurs filles aux sœurs pendant ces quelques semaines d’été peuvent s’assurer de deux choses. Premièrement, d’après mon observation, les filles qui ont fait les colonies avec les sœurs, sont susceptibles d’être capables d’élaborer une synthèse personnelle entre ce qu’elles ont reçu et la nouveauté du monde qui les entoure, ensuite elles devraient être capables de se poser de vraies questions sur ce qu’elles doivent réaliser dans leur vie.

Pour soutenir davantage cette courte et intense formation que les filles reçoivent d’auprès des sœurs, je voudrais inviter les parents de tout cœur à conserver vivante, à la maison, la recherche de Dieu, de ce Dieu qui, en Jésus Christ, s’est rendu visible à nous. Je sais que dans notre monde pluraliste, il est difficile d’établir aux jeunes un discours sur la foi, surtout qu’à l’école, on leur présente toute une gamme de modèles de tout ce qui peut procurer le bonheur. Mais il n’est absolument pas suffisant que les enfants et les jeunes n’acquièrent à l’école que des connaissances et des capacités techniques, et non les critères qui donnent aux connaissances et aux capacités une orientation et un sens. Stimulez les pour qu’ils posent des questions non seulement sur telle ou telle chose – ce qui est également positif -, mais qu’ils interrogent en particulier pour savoir « d’où » et « vers où » va notre vie. Aidez-les à se rendre compte que toutes les réponses qui ne parviennent pas jusqu’à Dieu sont trop courtes.

Continuons, nous tous, en collaborant, avec cordialité et courage, avec les sœurs, afin qu’elles puissent continuer à exercer leurs responsabilités au service des enfants et leurs familles. Que le Seigneur soutienne les enfants, pour que, unissant leurs forces, elles contribuent à la promotion du véritable bien de l’Église et de la société

Père Dieudonné Maniraguha

Sep 192020
 

Frères et sœurs, chers paroissiens,

Nouveau chapelain de la chapelle Saint Martin de Porrès, je remercie beaucoup l’équipe des prêtres et vous, paroissiens de l’église Sainte Odile et de la Chapelle Saint Martin de Porrès pour votre accueil chaleureux.

Ordonné prêtre il y a 29 ans, j’ai été curé de la paroisse sainte Colette (19ème) dans l’accompagnement des Couples en Espérance d’Enfants ces dix dernières années.
« Allez » dit Jésus et aussi notre archevêque. Je suis arrivé chez vous
! c’est maintenant chez moi, chez nous !

Chaque dimanche, à la fin de la messe, le prêtre envoi les fidèles en mission avec les mots suivants : « Allez dans la Paix du Christ ! » Il ne dit pas « Rentrez chez vous, sans rien faire ». Bien sûr, nous avons toujours quelque chose à faire : un repas, un travail, une organisation de rencontre familiale ou amicale. Et ce, que ce soit le dimanche ou en semaine. « Allez » ! Jésus nous veut en mouvement, en action. Il ne veut pas que nous soyons désœuvrés. Mais quelle action, quel engagement attend t’il de moi ? Il nous envoie à sa vigne ! Il nous envoie porter la Bonne Nouvelle de la paix qui vient du Christ, mort et ressuscité ! Il veut nous donner ses biens, son regard bienveillant pour construire notre vie !

Jésus nous dit que Dieu est bon, juste et qu’il veut construire son Royaume avec nous.

Le Prophète Isaïe nous invitait de la part du Seigneur à Le chercher car Il est proche, Il s’occupe de nous.
N’est-il pas Providence, Celui qui me dit que ses chemins et ses pensées sont bien au- dessus des miens ?

Oui ! Dieu me respecte, me veut du bien et veut m’ouvrir un chemin de liberté pour construire son Royaume d’Amour. Il veut avoir besoin de moi mais aussi de tous ceux

avec lesquels je vis et de tous les hommes. Son Amour n’a pas de limite. Son Amour me met et me remet en route quand je reste loin de lui ou sans rien faire pour travailler à répandre son Amour.

Quel est mon désir d’aller travailler à la vigne du Seigneur et de tout faire pour lui plaire dans chaque instant de ma vie ?

Je vous assure de tout mon engagement au service du Seigneur et de vous.

Bon chemin à chacun(e) !

Père Xavier Ley,

Chapelain de Saint Martin de Porrès

Sep 122020
 

docteur de l’Eglise, patronne secondaire de la France

Tel est le titre que l’Église emploie pour désigner notre invitée de la rentrée : la petite Thérèse. C’est elle que nous aurons la joie de célébrer le jeudi 1er octobre, lors de l’installation de sa nouvelle statue. Celle-ci, pour notre consolation, vient remplacer celle qui avait été détruite en 2014 grâce à la générosité des paroissiens. Pour l’accueillir dignement, le socle en bois de la statue a été restauré, et orné d’un des marbres des anciens autels de l’église. La sainte elle-même, pour la joie de ces retrouvailles, sera présente, car la Providence a tout disposé pour qu’une de ses reliques puisse être proposée à la vénération des fidèles qui viendront rendre hommage à leur soeur du ciel.

Le 1er octobre, la messe de 19h, au cours de laquelle la nouvelle statue sera bénie, sera précédée de la prière du rosaire. En effet, dans les actes du procès en canonisation de la sainte de Lisieux, sa soeur Marie du Sacré-Coeur rapporte ce souvenir du 9 juin 1897 : « Je lisais au réfectoire un trait de la vie de saint Louis de Gonzague, où il est dit qu’un malade, qui sollicitait sa guérison, vit une pluie de roses tomber sur son lit, comme un symbole de la grâce qui allait lui être accordée. “Moi aussi – me dit-elle ensuite pendant la récréation – après ma mort, je ferai pleuvoir des roses” ». Nous aussi, par notre prière, nous pourrons présenter, avec elle, des bouquets de cette salutation angélique par laquelle le salut est entré dans le monde.

Après la bénédiction de la statue, le film du père Michel Farin s.j. Histoire printanière d’une petite fleur blanche sera projeté dans la crypte, en présence du réalisateur. Il s’agit d’un documentaire de 50 minutes qui présente, dans un dialogue avec le psychanalyste Denis Vasse, une lecture des écrits autobiographique de Sainte Thérèse. L’original de la statue est une oeuvre d’Anne-Marie Roux-Colas, à qui nous devons également le tympan de l’Église, la statue de sainte Odile qui est à l’accueil, la grande statue de Notre Dame de la Vie et le cloître. Il a été possible d’en faire refaire une car un autre exemplaire se trouve dans l’ancienne église paroissiale de Saint-François-de- Sales. Ceux qui voudraient encore participer financièrement à cet évènement sont bien sûr les bienvenus. La cagnotte sur le site leetchi.com est ouverte encore pour 15 jours. Que Dieu nous donne aussi la grâce de « faire le Bien sur la Terre » !

Père Louis Corpechot, vicaire

Sep 052020
 

Aujourd’hui notre paroisse reprend son rythme ordinaire. Cependant le corona virus suscite une inquiétude et un manque de visibilité sur l’avenir. Le Seigneur, Lui, nous éclaire par sa Parole et nous fortifie par son Corps et son Sang.

Parole d’abord :
« Guetteur », nous le sommes par le ministère prophétique de notre baptême. Avec l’Eglise, nous avons « le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Evangile» (Vat II GS4, §4). Il revient la responsabilité à chacun de porter un jugement non pas sur les hommes eux-mêmes puisque nous sommes tous pécheurs, mais sur les bonnes orientations de notre société pour les encourager, les mauvaises pour les dénoncer.

SAINTE-ODILE

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, Je suis là au milieu d’eux ».

Séparés par la distanciation sociale et comme muselés par les directives de nos gouvernants, nous chrétiens, nous nous rassemblons pour célébrer la victoire de la vie sur la mort, de la confiance sur la peur, de la fraternité sur la défiance, et donner ainsi à notre monde un signe d’espérance.

« Amour mutuel » Tous comme St Paul, nous faisons l’expérience d’un amour blessé : « Vouloir le bien est à ma portée mais non pas l’accomplir, puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas … Malheureux, homme que je suis – s’écrit-il ! – Qui me délivrera de ce corps qui me voue à la mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur » (Rom 7, 19 ; 24-25). Lui seul nous guérit ! C’est notre espérance.

En célébrant l’Eucharistie, nous sommes saisis par l’amour du Christ, identifiés à Lui dans sa mort d’amour et sa résurrection glorieuse qui nous transforment. Nous recevons peu à peu la grâce de nous pardonner, de nous aimer et la force de témoigner.

Nous sommes en chemin avec l’espérance que Jésus Christ seul peut nous donner : « Courage, c’est moi ; n’ayez pas peur » (Mc 6, 50)


Père Stéphane Biaggi, curé