Sep 072019
 

Ce premier édito à Sainte Odile est pour moi l’occasion de remercier le Seigneur de m’avoir conduit jusqu’à vous, qui me faites vivre déjà, par la chaleur de votre accueil, la confiance pour cette année qui s’ouvre. Elle s’annonce bien chargée, puisque j’aurai à remplir la double mission que j’ai reçue de Mgr Michel Aupetit : me mettre au service de la communauté paroissiale comme vicaire, et redevenir étudiant pour entreprendre une licence en théologie fondamentale aux Collège des Bernardins. Mais que ce soit dans la vie paroissiale, dans les études ou dans la rencontre avec le groupe scout Doncoeur, que ce soit auprès des jeunes de la paroisse, dans les projets de pèlerinage à Lourdes, de lecture des textes du dimanche ou de prière communautaire avec les prêtres, c’est toujours le même Seigneur qui rassemble son peuple. Et c’est pour moi une joie d’être envoyé dans une paroisse où la conversation liturgique est si actuelle, sans cesse renouvelée, pour le dire ainsi, par le dialogue entre saint Pie V et saint Paul VI.

Pour moi, la forme extraordinaire du rite est une découverte, aussi bien esthétique que spirituelle. Et je sens déjà combien cette préoccupation liturgique de tous manifeste le désir partagé de laisser à Jésus vivant, dans le mystère du Saint Sacrement, sa véritable place. Or c’est cette présence eucharistique de Notre Seigneur qui nous invite à l’adoration, et qui vivifiera toutes nos activités en leur donnant une véritable signification spirituelle.

Puisque la conversation liturgique a pour sujet la rencontre entre le ciel et la terre, entre le Christ et son Église, Elle est un motif d’action de grâce. Et si Dieu n’avait pas « donné la sagesse », et « envoyé d’en haut [son] Esprit Saint » (Sg 9,17), ce serait une conversation impraticable. C’est cet Esprit de Charité qui, dans toutes nos conversations, nous donne de nous adresser la parole, non pas comme à des esclaves, mais comme à des frères bien-aimés (Phm 16).

Je prie donc le Seigneur de renouveler pour nous les dons de la Pentecôte, pour que nous ne soyons pas préoccupés mais occupés, et pour que nous puissions le servir en toutes choses, dans la joie et la paix.

Père Louis Corpechot

Lectures dominicales du 8 Septembre