Juil 012018
 

La sainte famille de Nazareth « prenait des vacances » !

Trois fois par ans, lors des grandes fêtes de Pâques, de la pentecôte et des tentes en septembre, Joseph arrêtait son travail pour monter en pèlerinage à Jérusalem avec Marie et Jésus. Ils se joignaient à leur famille, aux habitants du village et des alentours. Pendant plusieurs jours, ils marchaient en contemplant le jour les merveilleux paysages, la voute étoilée la nuit. Ainsi ils rendaient grâce et louaient Dieu pour sa création : « Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament l’ouvrage de ses mains ! » (Ps 18,2). La marche silencieuse les amenait à une méditation profonde sur le sens de la vie. Ils priaient aussi par petits groupes en chantant les psaumes qui exprimaient leur désir de participer à la liturgie du temple et d’y recevoir l’enseignement dispensé par les prêtres et les scribes : « Quelle joie quand on m’a dit : allons à la maison du Seigneur » (Ps 121, 1).

Or apprécier la nature, c’est aussi renouveler notre lien avec les autres hommes qui partagent cette nature. Ainsi dans le cadre de la famille et des proches, ils partageaient leur repas, la commodité ou l’incommodité des lieux. Ils échangeaient sur les événements de la vie, s’entraidaient, tentaient d’harmoniser les incontournables différences de caractère, de rythmes de vie dans la caravane laissant en particulier aux jeunes une certaine liberté nécessaire à leur croissance humaine.

L’Evangile nous enseigne donc que les vacances sont le contraire d’un ensemble d’activités plus superficielles et étourdissantes les unes que les autres qui empêchent de régénérer le corps et l’esprit. Il ne peut être question de tout voir, d’assouvir ses désirs en dépensant des sommes extravagantes souvent aux dépends de la création.

« L’homme ne peut s’épanouir si la nature ne s’épanouit pas avec lui ! » dit Mgr Stenger.

Sans les idéaliser, les vacances familiales sont une véritable école de vie : l’effort physique y alterne avec le repos, les repas et le bénédicité avec leur préparation parfois lourde mais riche d’amour donné, la vie quotidienne souvent rugueuse, avec ses joies, ses souffrances, ses blessures, ses peines et ses pardons, la détente avec les jeux, les chants avec un peu de travail…

La prière pourtant si nécessaire y trouve souvent bien difficilement sa place. La lecture spirituelle gagne à être préparée : n’oubliez pas d’emporter l’Exhortation Apostolique du Pape François : Gaudete et Exultate que nous étudierons à la rentrée, ou le mémoire du père de Monts sur Salvien de Marseille…

Le scoutisme, véritable pilier de notre paroisse en est un magnifique exemple. Combien de jeunes ont été structurés dans le groupe Doncoeur pour devenir des chrétiens adultes et engagés dans leur famille, l’Eglise et la société !

Enfin, comme un chrétien ne vit jamais seul, L’Eglise a ses havres de paix que sont les monastères, les sanctuaires, les foyers de charité entre autres-autres qui accueillent ceux qui sont seuls où qui aspirent à un moment de rencontre plus intense avec le Seigneur comme une retraite à Chateauneuf de Galaure avec votre curé par exemple !*

Bonnes vacances à ceux qui partent et courage à ceux qui restent et qui trouveront l’église toujours ouverte !

Père Stéphane Biaggi, curé

Lectures dominicales du 1er juillet