Sep 232011
 

Dieu n’a pas qu’une seule sorte d’enfants, sortis du même moule. Dieu donne non seulement la vie à ses enfants mais aussi une individualité, une particularité, une liberté à chacun d’eux. Et s’il y a des ressemblances avec le père, un air de famille, c’est pour qu’il y ait aussi des dissemblances, et que chacun assume à sa manière l’image du père qu’il porte. Un mot est révélateur de cette paternité : « il vint trouver ses fils ».

Dieu ne nous commande pas de loin : il se dérange. Il ne commande pas à des esclaves : il demande à des fils. La « vigne » c’est ce que Dieu a de plus précieux. C’est un père qui veut partager son œuvre avec ses fils. Ce n’est plus seulement la vigne du père : c’est la vigne des fils. L’un d’eux répond « oui Seigneur ». Il croit peut être qu’il a obéi en disant seulement qu’il va obéir. Quant on n’a pas compris ce qu’est l’amour du père, on ne comprend pas non plus ce que représente la vigne. L’autre fils donne une réponse insolente « je ne veux pas ». On pourrait se demander si Dieu n’a pas raté l’éducation de ses enfants. Peut être un vrai père donne à ses enfants la possibilité de lui répondre « non ». Le premier fils ne pourra peut être pas découvrir ce qu’est l’amour d’un père. Le fils révolté va mieux le découvrir. Certes, Jésus ne nous dit pas de nous révolter contre Dieu ! D’ailleurs une révolte « commandée » ne serait plus une révolte. Simplement Jésus montre que le chemin de la révolte peut être un chemin de réflexion. C’est pourquoi devant les difficultés de l’éducation, les parents pourront toujours méditer cette parabole.

Abbé G. PERIE

 

 

Lectures du Dimanche 25 Septembre2011