Nov 192016
 

Pourquoi ces trois croix ? Jésus seul sur sa croix n’aurait-il pas suffit? Pourquoi Dieu a-t-il voulu deux autres crucifiés autour de Jésus ? Un qui insulte Jésus « tu n’es qu’un menteur ! » Jésus reste muet devant ce cri douloureux. L’autre c’est le bon larron. Lui et Jésus se parlent comme des frères dans la même misère. Ce qu’ils se disent les met au dessus de l’effrayante laideur de leur souffrance. Le bon larron appelle Jésus par son nom« Jésus!»commeonparleàunégal

Ils vont mourir l’un à côté de l’autre. Le bon larron ne demande qu’une seule chose : que Jésus se rappelle de lui. Jésus répond : je n’ai pas besoin de me souvenir de toi je t’emmène avec moi. Tu viens avec moi. Dans le Paradis, ce jardin merveilleux que Dieu a préparé pour le bonheur de l’homme et de la femme. Dieu n’a pas voulu ce calvaire que les hommes ont fabriqué à la place du paradis. Mais ce calvaire comme le paradis va devenir le royaume d’un nouveau Roi.

Quel est ce royaume ? Tout ce que Dieu a voulu faire exister à l’extérieur de lui- même tout cela est déjà le Royaume de Dieu. Dieu règne sur l’immensité infinie et admirable du Cosmos et beaucoup d’entre nous le sentent. Mais le royaume de Jésus va être bien différent. La personne humaine du Fils de Dieu va être la nouvelle royauté. Tout ce qui existe ou existera sera pour lui et pour son règne. Et ce sera un royaume de personnes humaines qui porteront la marque du Roi. Le temps et l’espace le présent et l’avenir de ce royaume ne connaitront plus de frontières, ni d’ennemis. Un royaume qui ne se définit que par la lumière, la justice, la paix, la grâce et l’unité de l’amour.

Un royaume que le Fils bien aimé offre à son Père. Comme une réponse de gratitude totale de la création toute entière avec cet avenir mystérieux qui dépassera tout ce que nous pourrions imaginer de beau, de bon et d’heureux. Un rassemblement autour du Fils de Marie. Un corps d’humanité unie dans le Corps de Jésus. Une cité, une fête et beaucoup plus encore : les noces de l’humanité avec Dieu. Pour un Roi dont le sang se mêle à notre sang.

Je suis ce bon larron que Jésus emmène dans son royaume. Je suis le bon larron dont le sang se mêle au sang de Jésus. Je suis un pauvre larron dont la vie devient Royale si j’ose lui dire « Souviens toi de moi ».

Abbé Georges PÉRIÉ

Lectures dominicales du 20 novembre