Oct 292012
 

Le pape BENOIT XVI, vient d’ouvrir l’année de la foi le 11 octobre au jour anniversaire de l’ouverture solennelle du Concile Vatican II par son prédécesseur le bienheureux JEAN XXIII, il y a tout juste cinquante ans.

On peut penser à son émotion ce jour-là, en se rappelant qu’il était un des théologiens experts au Concile à l’époque. Mais plus encore à son attente d’un renouveau de l’Eglise en cette année de la foi où il appelle les baptisés à mieux comprendre et vivre leur foi pour en témoigner, notamment grâce au fruits du Concile, en se référant en particulier au Catéchisme de l’Eglise catholique réalisé vingt ans après par les évêques du monde entier.

L’un des fruits du Concile a été la Constitution remarquable sur l’Eglise, Lumen Gentium qui souligne que l’Eglise dans sa relation vitale au Christ -avant d’être peuple de Dieu , Corps du Christ et Temple de l’Esprit Saint- est d’abord un mystère et comme « le sacrement du salut » pour l’humanité. Et rappelle à tous les baptisés leur vocation universelle à la sainteté.

« L’Eglise dont le saint concile présente le mystère, est selon notre foi, indéfectiblement sainte. En effet le Christ, Fils de Dieu, qui avec le Père et l’Esprit est célébré comme le « seul Saint » a aimé l’Eglise comme son épouse en vue de la sanctifier (cf Ep 5, 25-26) et il se l’est unie comme son Corps et l’a comblée du don de l’Esprit Saint pour la gloire de Dieu. C’est pourquoi dans l’Eglise tous, qu’ils appartiennent à la hiérarchie ou qu’ils soient conduits par elle sont appelés à la sainteté, selon les paroles de l’Apôtre : « La volonté de Dieu, c’est votre sanctification » (1Th 4, 3). Cette sainteté de l’Eglise se manifeste et doit se manifester par les fruits de grâce produits par l’Esprit et s’exprime sous de multiples formes en ceux qui dans la conduite de leur vie tendent à la perfection de la charité ; et de manière spécifique dans la pratique des conseils évangéliques. » Lumen Gentium n° 39.

Au moment où nous allons fêter la Solennité de la Toussaint, fête immense de « la cité du ciel, notre mère, la Jérusalem d’en haut » (Préface de la Toussaint), nous pouvons demander au Seigneur cette grâce de la sainteté pour notre communauté paroissiale en cette année de la foi. Cette grande fête manifeste la joie de l’Eglise du ciel et de la terre devant l’amour efficace du Seigneur qui agit dans le cœur des hommes et donne la preuve de sa présence et de son amour plus forts que la violence et le péché des hommes, plus fort que la mort.

Enfin gardons dans notre cœur la magnifique image de l’Apocalypse de cette foule immense que l’on ne peut dénombrer , de ceux qui « ont lavé leurs vêtements dans le sang de l’Agneau », purifié leur comportement grâce aux sacrements et à la Parole du Christ. Et demandons à Dieu d’imiter leurs exemples. Aidons tous ceux que nous côtoyons à faire la rencontre personnelle du Christ en nous renouvelant nous-mêmes dans notre vie avec Lui.

Abbé Malcor, curé

Lectures de la fête de la Toussaint