Déc 162016
 

Cette rencontre –comme dans un rêve – entre l’Ange et Joseph, on n’en finit pas de la méditer. Le premier fait évident, c’est que Marie est enceinte et qu’elle est vierge. L’Evangile en parle comme de la Genèse ; il y a comme une similitude avec la Création du monde (et aussi avec la Résurrection de Jésus). Ce sont des événements inattendus, impossibles à imaginer et à comprendre. Quand Dieu a « créé » il a posé un acte divin totalement libre et sans aucun besoin puisque Dieu par définition n’a besoin de rien. On pouvait un peu comprendre que Dieu avaient envie de montrer à l’extérieur de lui même à quel point il était Amour.

Mais à Noël, ce n’est pas une image de Dieu parmi d’autres possibilités. C’est le Fils Bien Aimé, « vrai Dieu, né éternellement du Vrai Dieu » qui est en train de naître d’une femme. La virginité de Marie souligne la liberté totale de cette décision de Dieu. Dieu nous dit ainsi le mystère de la Sainte Trinité d’une manière imprévisible : nous disons dans le CREDO que le Fils de Dieu a été conçu du Saint Esprit. Concevoir c’est avoir un projet, le projet de Dieu, c’est de devenir l’un de nous, nous prendre dans son Cœur en sorte que nous soyons infiniment plus que toutes les autres créatures.

Dieu a besoin de Joseph pour entourer Jésus de l’éducation d’un père et d’une mère terrestres. Il faut que Joseph prenne légalement Marie comme épouse. Jésus ne doit pas être un enfant trouvé, adopté. Il lui faut l’amour familial d’un homme et d’une femme. La famille de Marie a jugé que Joseph serait un bon choix, il a un bon métier, il est capable de faire vire une famille.

A-t-on demandé à Marie son avis ? Le « Magnificat » et d’autres interventions dans l’Evangile montrent que Marie a du caractère et qu’elle sait ce qu’elle veut. Elle a certainement une grande estime pour Joseph. Elle a accepté les fiançailles.

Personne ne s’étonnerait ensuite qu’elle soit enceinte. Mais cela arrive à la grande surprise et inquiétude de Joseph. Il cherche à rendre sa liberté à Marie. Peut-être sent-il la Sainteté unique de Marie et il a peur. Dieu est obligé d’intervenir. Dieu a déjà choisi Joseph comme le seul homme digne de Marie. Ça tombe bien qu’il soit de la descendance de David ; ça fera plaisir aux prophètes. Le Messie sera « Emmanuel ». L’ange pousse Joseph à l’appeler Jésus. C’est un nom très répandu à cette époque. Joseph se réveille. Il prend Marie dans sa maison. Je crois qu’il doit être bien content. Il va élever ce garçon comme un père de l’époque, avec dureté et tendresse. Marie dira – avec respect- « ton père et moi » parce que c’est Joseph qui décide et à l’autorité.

Abbé Georges PÉRIÉ

Lectures dominicales du 18 décembre

Déc 092016
 

L’Espérance chrétienne propre à ce temps de l’Avent n’est pas l’expression d’une adhésion à une mode passagère ni celle d’un enthousiasme évanescent pour une idée ou une utopie. Les chrétiens ne sont pas de ceux qui se donnent à des chimères, à des girouettes ou, comme le déclare notre Seigneur, à « un roseau agité par le vent ». Toutes les fois où des chrétiens ont échangé la certitude du royaume des cieux contre les promesses d’un messianisme terrestre, ils ont en fait échangé le trésor de la vie divine contre un peu de terre ou un peu de cendre. Mais il est vrai que l’attente de l’homme ne correspond pas souvent à celle de Dieu. Et la dissemblance entre les deux est parfois si profonde que l’on peine à croire que l’homme soit encore l’image de son créateur. De là nait le scandale qu’entraine le dévoilement de la vérité à la fois sur l’homme et sur Dieu que le Christ apporte.

En ce jour où nous célébrons notre fête paroissiale, il est heureux d’avoir en sainte Odile un tel guide pour nous mener des ténèbres à la lumière, de l’éphémère à l’éternel, ou comme le disait Dom Guéranger, « un guide qui nous mènera jusqu’au berceau de l’Agneau ». Elle, qui vint au monde privée de la lumière des yeux, fut confiée à un monastère pour échapper à la fureur d’un père qui désirait que le monde ne la regarde jamais. Sainte Odile devenait ainsi la pierre d’achoppement entre l’espoir d’un homme pour sa fille que sa cécité avait trahi et le dessein d’un Dieu pour qui rien n’est impossible.

En la privant de la vue corporelle qu’il devait lui rendre au baptême, le Seigneur voulait peut-être accoutumer l’œil de son âme à ne s’attacher qu’aux seules beautés stables et immuables de la vérité divine. Et après avoir recouvré la vision, elle fit le choix de garder la meilleur part, celle qui ne lui sera jamais enlevée, et qu’elle s’appliqua à montrer et à enseigner à toutes celles qui vinrent vivre dans le monastère qu’elle fonda. Que Sainte Odile, que Saint Jean Baptiste, que la bienheureuse Vierge Marie, l’Immaculée Conception, qui sont autant de compagnons de route jusqu’à Noël, nous enseignent, au delà de la vision de ce monde, à contempler les choses célestes, à voir dans la pauvreté et l’humilité de l’Enfant de la crèche, le Royaume de Dieu qui se donne à nous.

Abbé Alexis de MONTS

Lectures dominicales du 11 décembre

Déc 032016
 

« Convertissez-vous, car le royaume des cieux est tout proche »

Ainsi retentit la voix de saint Jean-Baptiste qui porte la Parole de Dieu, toujours vivante et que Jésus rappellera au début de son ministère de grâce et de paix. La conversion de l’Eglise -celle de chacun d’entre nous- est nécessaire à tout moment, conversion de notre pensée, de nos paroles et de nos actes. Et le temps de l’Avent, temps d’attente joyeuse est celui d’une préparation de nos cœurs à l’avènement du Christ en notre vie et de préparation à son retour. A cette occasion que chacun demande l’assistance de l’Esprit Saint, esprit de conseil et de force pour réformer sa vie à l’approche de Noël, afin d’en faire une « vivante offrande à la gloire de Dieu. »

N’oublions pas de rendre grâce pour l’année de la miséricorde que nous avons vécue et qui bien que close fin novembre doit continuer à porter ses fruits. A ce propos le pape François a voulu pérenniser le droit pour les prêtres d’absoudre du grave péché d’avortement, réservé à l’évêque dans le Droit de l’Eglise et promouvoir une journée pour les pauvres en novembre.
Nous avons à être missionnaires de la miséricorde divine et manifester la présence du Christ en notre monde. La procession mariale au soir du jeudi 8 décembre, la mission sur la place de la porte de Champerret le samedi après-midi 10 décembre, la veillée pour la vie en janvier et toute notre préparation spirituelle à Noël, par la prière, les sacrements, la rencontre des autres sont autant d’occasion de vivre profondément cet Avent de conversion joyeuse.

Notre paroisse se rénove mais le plus important est la rénovation de nos cœurs et le souci particulier des jeunes et des familles. On a besoin de chacun pour prier pour eux et les aider. Je fais appel à tous pour y répondre et vous donne rendez-vous pour confier tout cela à sainte Odile dimanche II janvier lors de la messe de 11h15 présidée par le recteur du Mont Sainte Odile, le Père Koehler. Un magnifique concert de la manécanterie des chanteurs franciliens, suivi des Vêpres et du Salut du Saint Sacrement nous permettra de rendre grâce au Seigneur.

Abbé Christian MALCOR, curé

Lectures dominicales du 4 décembre