Juin 252016
 

On se rappelle la rencontre du jeune homme riche avec Jésus rapportée dans les trois évangiles de Matthieu, Marc et Luc, ce jeune qui voulait réussir sa vie et demandait ce qu’il fallait faire pour avoir la vie éternelle. Cet épisode a fait l’objet d’un commentaire magnifique du saint pape Jean-Paul II, une lettre aux jeunes, en 1986 Amici profondément actuelle qui insiste sur le regard aimant du Christ (Mc 10, 17-32) et la vocation à le suivre librement en quittant tout pour lui. En voici un extrait :
« L’Eglise retrouve le «suis-moi» du Christ à l’origine de tout appel au service du sacerdoce ministériel, lié simultanément dans l’Eglise catholique de rite latin au choix conscient et libre du célibat. L’Eglise retrouve le même «suis-moi» du Christ à l’origine de la vocation religieuse, où, par la profession des conseils évangéliques (chasteté, pauvreté et obéissance), un homme ou une femme adopte le programme de vie que le Christ lui-même a réalisé sur la terre, pour le Règne de Dieu. En prononçant les vœux religieux, ces personnes s’engagent à donner un témoignage particulier de l’amour de Dieu, supérieur à tout, et également de l’appel à l’union avec Dieu dans l’éternité qui s’adresse à tous. Il faut cependant que quelques-uns en donnent, devant les autres, un témoignage exceptionnel (…)
C’est pourquoi je voudrais vous dire, à vous tous les jeunes, en ce moment important du développement de votre personnalité masculine ou féminine: si un tel appel surgit dans ton cœur, ne le fais pas taire! Laisse-le se développer jusqu’à la maturité d’une vocation! Prends ta part dans son développement, par la prière et la fidélité aux commandements! «La moisson est abondante». Il est vraiment nécessaire que l’appel du Christ parvienne à beaucoup : «Suis-moi». Il y a un énorme besoin de prêtres selon le cœur de Dieu – et l’Eglise et le monde d’aujourd’hui ont un énorme besoin du témoignage de vies données sans réserve à Dieu: du témoignage de cet amour du Christ lui-même, l’Epoux, qui rendent présent d’une manière particulière parmi les hommes le Règne de Dieu et le rapproche du monde. »

Ce « suis-moi » libre et exigeant que nous relate l’évangile de ce dimanche est l’appel que le Christ fait à chaque baptisé, puissions-nous y répondre profondément et joyeusement quelles que soient nos vocations.

Abbé Christian MALCOR, curé

Lectures dominicales du 26 juin