Mai 312013
 

« Tous mangèrent à leur faim » St Luc 9

Chers Frères et Sœurs,

Ce dimanche de la fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, cette « Fête-Dieu » est marquée à la paroisse Sainte Odile par la première communion des enfants du catéchisme aux messes de 9h30 dans la forme extraordinaire et de 11h15 dans la forme ordinaire du rite romain.

Que nous puissions avoir l’eucharistie le dimanche et qu’en ce jour des enfants reçoivent pour la première fois Jésus dans leur cœur est un privilège immense que nous ne mesurons pas vraiment ! Un véritable honneur !

Il n’est que penser aux innombrables chrétiens dans le monde qui n’ont pas la faculté de participer à la messe ou doivent pour cela traverser de grandes difficultés (persécutions, clandestinité, éloignement, manque de prêtres…) ou bien n’ont pas la joie de voir l’avenir de leur communauté chrétienne à travers des enfants et celle de savoir que Jésus est aimé. En sommes-nous vraiment conscients si nous n’en sommes jamais dignes ?

Faisons-nous vraiment de la messe -pour nous mais aussi pour ceux que nous rencontrons et qui n’y participent pas ou plus- la source et le sommet de notre vie chrétienne comme l’a rappelé le Concile VATICAN II dans sa constitution sur la liturgie ?

Est-ce que « tous mangent à leur faim » à ce repas sacré, annoncé par les multiplications des pains où Jésus levant les yeux au ciel les a bénis, rompu et donné à ses disciples pour qu’ils les distribuent à tout le monde, rappelle l’Evangile de ce jour. Est-ce que d’autres peuvent s’y rassasier en voyant notre témoignage et y être incités par notre attitude pour que leurs âmes puissent s’y fortifier et s’y purifier.

Est-ce que Dieu est vraiment « premier servi » dans nos retards, nos façon de communier, de participer au saint sacrifice de la messe et d’agir dans la semaine, au moment où nous avons la joie de voir ses enfants recevoir Dieu dans leur âme ?

Si je me permets ces réflexions c’est en sachant que la rénovation de la sonorisation, puis de l’éclairage et bientôt de l’orgue de l’église ne remplacera jamais le renouveau de notre amour du Seigneur dans l’eucharistie. Et ce renouveau de cœurs qui aiment vraiment Jésus dans l’eucharistie et les démunis, les générations qui viennent sont en droit de le trouver et de s’y appuyer dans notre paroisse. Là est la clef de la nouvelle évangélisation qui incombe à chacun.

Très sincèrement à vous, priant Notre Dame à vos intentions.

Abbé Christian Malcor

 

Lectures dominicales du 2 juin