Jan 292016
 

En grec, le mot charité ne signifiait que l’affection. Pour les chrétiens, il va exprimer l’amour qui vient de Dieu.
Et bien au delà d’aimer Dieu et puis après d’aimer son prochain, il s’agit d’aimer les autres comme Dieu les aime. Pour être parfait comme le Père du ciel. En sorte que nous n’existons que dans cet amour. Sinon nous ne sommes rien.

Dieu ne peut nous aimer que dans une décision libre et gratuite. Et c’est gratuitement aussi que nous devons aimer l’autre ou les autres : Dieu les aime avec nous et par nous. Il arrive cette chose étonnante que nous ne cherchions aucun autre avantage que de laisser Dieu aimer comme il le veut. Avec cette relation d’amour recherchée ou proposée par les circonstances, c’est une image de la Sainte Trinité qui entre dans nos vies.

Cet amour il faut le vouloir. Il demande un choix difficile plus qu’un désir affectif. Il n’y a de véritable amour que dans un combat et une victoire contre l’orgueil et l’égoïsme. Il n’y a qu’un seul mot en hébreu pour dire « je veux » et « je t’aime » parce que ce que je veux c’est que je l’aime. Et ce que j’aime, je ferai tout pour l’avoir. « Que ta volonté soit faite » peut se traduire par « Que ton amour se réalise » sur la terre comme dans le ciel.
Pour vivre cela il nous faut l’aide de Dieu, la force de l’Esprit Saint. Comme disait Blaise Pascal : « De tous les corps et esprits, on ne saurait tirer un mouvement de vraie charité. Cela est impossible et d’un autre ordre : d’un ordre surnaturel ».

Il faut pourtant vouloir chercher et vivre humainement cet amour impossible. Il faut y réfléchir :

Sur mes motivations : émotivité ? Générosité ? Altruisme ? Est ce que je souffre en voyant la souffrance des autres ? Quand ai-je aimé gratuitement ? Quand ai je été aimé gratuitement ?
Suis-je heureux, sans envie du bonheur de l’autre ?

Suis-je capable de deviner les besoins de l’autre ?
Est-ce que j’ai peur d’avoir à aimer comme le demande Jésus ? Et bien d’autres questions…

Abbé Georges PÉRIÉ

Lectures dominicales du 31 Janvier