Fév 112012
 

Au cours de la messe de 11h15 un certain nombre de nos paroissiens vont recevoir le sacrement des malades. Aussi peu connu qu’il est reçu, il est célébré ce dimanche en raison de la journée mondiale des malades en lien avec la fête de Notre Dame de Lourdes que nous avons célébré le 11 février. Que nous en dit le Catéchisme de l’église Catholique :
« Par l’onction sacrée des malades et la prières des prêtres, c’est l’Eglise tout entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié pour qu’il les soulage et les sauve ; bien mieux, elle les exhorte, en s’associant librement à la passion et à la mort du Christ à apporter leur part pour le bien du peuple de Dieu »

En effet nous le savons, au cours de notre vie, quand le corps défaille, quelle qu’en soit la cause, maladie, vieillesse ou accident, quand en raison de cette défaillance nous sommes confrontés à la mort plus ou moins proche mais toujours inéluctable, c’est alors que l’Esprit Saint à travers l’onction des malades nous configure davantage et plus spécialement à la passion et à la mort de Jésus-Christ. Ce que l’Esprit Saint apporte comme aide de façon habituelle tout au long de la vie par le don de la confirmation se doit d’être renforcé d’une manière toute spéciale en face d’une épreuve où la mort n’est pas loin. Dans ces moments critiques le chrétien est particulièrement attaqué dans ses derniers retranchements : les tentations deviennent alors terribles, sur le plan de la souffrance physique, afin de rompre la patience et d’entraîner à la révolte ; sur le plan de la sensibilité, pour augmenter la tristesse et provoquer le désespoir ; sur le plan de l’intelligence, pour le plonger dans les ténèbres et lui cacher les lumières de la foi ; sur le plan de la volonté, pour le persuader qu’il est abandonné de Dieu et lui faire refuser de remettre son esprit entre les mains de Dieu.

L’Esprit Saint reçu lors de ce sacrement va alors permettre au malade de résister aux tentations du désespoir et lui permettre de s’abandonner à la miséricorde de Dieu et si Dieu le permet, du moins si cela est nécessaire au salut
… / …
de son âme ce sacrement peut également le guérir de sa maladie. Voilà pourquoi il ne faut pas attendre le dernier moment pour proposer à ceux dont la maladie ou la vieillesse attaque dangereusement les forces vitales, de recevoir l’onction des malades. C’est un droit pour le chrétien de mourir comme Jésus, en remettant en pleine conscience son âme entre les mains du Père. C’est un droit pour lui d’avoir le réconfort de l’Eglise et la consolation de l’Esprit Saint. C’est un droit pour lui d’avoir les grâces qui vont l’aider dans son dernier combat. Et comme il arrive quelque fois que l’action de Dieu guérisse le corps comme signe de la guérison de l’âme, c’est un droit pour le malade d’avoir le réconfort et la sollicitude de l’Eglise comme autrefois Jésus a manifesté sa tendresse et sa compassion pour ce lépreux de l’Evangile qui a croisé sa route.

Abbé Alexis de Monts

Lectures dominicales du 12 février 2012