Sep 102016
 

« Chers jeunes, nous ne sommes pas venus au monde pour “végéter”,
pour vivre dans la facilité, pour faire de la vie un divan qui nous endorme ; au contraire, nous sommes venus pour autre chose, pour laisser une empreinte ».

Telle est la phrase sans doute la plus marquante que le saint Père a formulée lors de la veillée de prière aux JMJ de Cracovie. Il est vrai que le groupe de sainte Odile n’aura pas eu vraiment le temps de se vautrer nonchalamment sur un canapé pendant les neuf jours de son périple polonais. Les vacances du mois d’août auront sans doute permis à nos valeureux pèlerins de récupérer de la fatigue emmagasinée par des trajets de plus de vingt quatre heures en car, à l’aller comme au retour. Nos oreilles retiendront, outre les homélies du saint Père, les différentes catéchèses dispensées ça et là par des évêques dont celle de Monseigneur Macaire Archevêque de Fort de France à la Martinique. Tout bon « youtubeur » pourra l’écouter à nouveau avec bonheur. Nos yeux ont encore le souvenir du camp d’Auschwitz-Birkenau que nous avons visité à l’arrivée dès notre descente de l’autocar, mais aussi de manière plus légère, de toute cette foule de jeunes venue des quatre coins de la planète pour affirmer sa joie de croire sans se laisser aller à un défaitisme incompatible avec l’espérance chrétienne.

Nos mains auront pu toucher, ou presque, les différentes reliques de Saint Jean-Paul II et de sainte Faustine dans le sanctuaire de la miséricorde divine. Nos âmes auront pu vibrer à l’unisson de toute une nation se revendiquant encore comme chrétienne et qui nous l’a montré en nous accueillant si bien. Nos bouches garderont encore le goût d’une espèce de goulasch que nos hôtes nous ont préparé, invitant pour l’occasion l’ensemble de la ruelle du village dans laquelle nous étions. Pour en finir avec les sens, nous ne parlerons pas de l’odeur parfois difficile mais toujours supportable, – le besoin de se laver ne devant pas se faire sentir – tant la chaleur et l’humidité de ce climat continental étaient prégnants. Sans glisser sur le divan pour une exégèse psychanalytique, ce qui serait contraire à l’homélie de François, nous avons ainsi compris qu’il nous était impossible désormais de sombrer dans « paralysie qui naît lorsqu’on confond le BONHEUR avec un DIVAN ! » Telle fut l’empreinte laissée en nous par cette trente et unième édition des journées mondiales de la jeunesse :

« Aujourd’hui Jésus, qui est le chemin, t’appelle à laisser ton empreinte dans l’histoire. Lui, qui est la vie, t’invite à laisser une empreinte qui remplira de vie ton histoire et celle de tant d’autres. Lui, qui est la vérité, t’invite à abandonner les routes de la séparation, de la division, du non-sens. Es-tu d’accord ? Que répondent tes mains et tes pieds au Seigneur, qui est chemin, vérité et vie ? » (Pape François)

Abbé Alexis de MONTS

Lectures dominicales du 11 septembre