Oct 152017
 

Le lundi 25 septembre, avec plus de 300 prêtres, Don Carlo Cecchin, l’Abbé Alexis de Monts, le Père Jacques Benoît et moi-même, nous sommes rendus, sur invitation de notre cardinal, près de Dourdan, à Notre Dame de l’Ouÿe. Cette abbaye du 12ème siècle, nouvellement réhabilitée et heureusement agrandie, est devenue le nouveau centre d’accueil des jeunes et moins jeunes du diocèse de Paris.

Cette rencontre très fraternelle, outre le fait de nous faire découvrir cette magnifique réalisation, laissait transparaître le désir du cardinal de rassembler une dernière fois son presbyterium auquel il est attentif depuis tant d’années, avant de laisser son siège épiscopal.

Arrivés, nous avons découvert la toujours majestueuse abbatiale avec son nouveau cloître, les anciennes dépendances transformées en préaux, la grange dîmière avec sa charpente en chêne, devenue la salle polyvalente habilitée à accueillir notre rencontre et la célébration de l’eucharistie. Nous avons alors gagné l’immense réfectoire du nouveau bâtiment parfaitement intégré dans l’ensemble avec ses 80 chambres ainsi que de nombreuses salles de tailles variables, pour les divers groupes et sous-groupes.

Après le témoignage de trois prêtres ordonnés depuis 50 ans, le cardinal a rendu grâce et fait une analyse des signes des temps dont il a le secret avant de nous donner quelques orientations pastorales.
De par la mondialisation de l’information, dit-il, notre responsabilité personnelle se trouve élargie au-delà de notre lieu de vie. Ainsi voir uniquement dans le mouvement de populations, une nouvelle lutte entre l’Islam et le reste du monde sans prendre en compte les gens qui veulent échapper à la faim, fuir la guerre, la mort et rêvent d’avoir part aux richesses vues sur les réseaux sociaux, serait malhonnête. De même constater que des terroristes puissent sortir de nos écoles sans reconnaître l’incapacité de notre société à donner une espérance.

Par ailleurs, les informations, systématiquement anxiogènes, suscitent la peur et font que l’homme ne rêve plus tant de grands projets que d’une protection permanente. De fait cette peur masque un désir de salut que seul notre Seigneur Jésus Christ peut porter.
Enfin devant son écran, l’homme préfère manifester une compassion virtuelle plus tôt que prendre un engagement réel !

Face à cela le cardinal propose :
– Un engagement fort pour soutenir les familles, gages de stabilité et de richesse pour la société. Sainte Odile continuera à s’y employer.
– Une attention envers les pauvres qui ne doivent pas seulement être aidés mais accueillis en sachant qu’une action même modeste à un retentissement humain important sur la société. Toute paroisse a un pôle solidarité. Celui de Sainte Odile existe. Avec vous, il ne demande qu’à se développer !

– Enfin pour les migrants, le cardinal conscient des difficultés, a souligné le travail magnifique accompli par les paroisses du secteur de la Chapelle et invité des paroissiens d’autres secteurs à venir sur place les aider. N’y aurait-il pas une ou deux vocations à Sainte Odile ?

Avec le cardinal concluons : « Il revient à vos prêtes de coordonner, stimuler, entrainer, apporter une nourriture spirituelle qui va permettre aux chrétiens de prendre des initiatives et de les mener à bien » (La Croix 4 oct 2017). Nous, prêtres de Sainte Odile souhaitons nous y employer !

Père Stéphane Biaggi, curé

Lectures dominicales du 8 octobre