Sep 182012
 

Alors que le monde est traversé par un mouvement de relativisme sans précédent il est bon de se rappeler que la foi, notre foi chrétienne, n’est pas destinée à changer ou à évoluer suivant les époques et les lieux.
Nous entendons souvent dans les média et même chez des catholiques, que l’Eglise doit évoluer sur tel ou tel point, qu’elle doit vivre avec son temps sous peine de disparaître. Mais c’est justement en cédant à la pression du monde qu’elle sera menacée de destruction. C’est en cédant à son idée personnelle de ce qu’était le Messie et de ce qu’il devait faire que saint Pierre se fait remettre à sa place par le Seigneur.
Le rôle de l’Eglise à l’exemple de l’apôtre est de proclamer sa foi ; et parce que le Christ est toujours le même, et que son message est éternel, dire qui est Jésus ne sera jamais une question d’intuition, d’affection et encore moins d’opinion. Ce sera toujours une libre adhésion à la Révélation que Dieu fait en son Fils et que l’Eglise nous transmet.
L’ouverture de l’année de la foi que le Pape Benoit XVI a voulu promulguer, et pour nous l’occasion de nous replonger dans les fondements de notre credo :
« Nous désirons que cette année suscite en chaque croyant l’aspiration à confesser la foi en plénitude et avec une conviction renouvelée, avec confiance et espérance. Ce sera aussi une occasion propice pour intensifier la célébration de la foi dans la liturgie, et en particulier dans l’Eucharistie, qui est « le sommet auquel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa force ». En même temps, nous souhaitons que le témoignage de vie des croyants grandisse en crédibilité. Redécouvrir les contenus de la foi professée, célébrée, vécue et priée, et réfléchir sur l’acte lui-même par lequel on croit, est un engagement que chaque croyant doit faire sien, surtout en cette année. » (Lettre apostolique en forme de motu proprio « Porta fidei » n°9).

Abbé Alexis de Monts

Lectures dominicales du 16 septembre