Jan 312014
 

« Nunc dimittis : maintenant tu peux laisser… »

« Maintenant ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples, lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël » ; tel est le magnifique chant du vieillard Siméon lorsque Marie et Joseph viennent consacrer selon la loi, Jésus, la lumière des nations qui entre dans son propre temple.

Tel est ce cantique qu’avant la nuit, l’Eglise reprend dans sa prière à l’office des complies, tant pour les consacrés dans les monastères, les couvents que les baptisés dans leur prière personnelle ou communautaire.

Ce chant vient nous rappeler la joie et la paix qui sont entrés à jamais dans le cœur de Siméon et après lui dans nos propres cœurs à la vue du Christ. Il nous rappelle que la lumière brille dans les ténèbres et que le salut est entré définitivement dans notre monde malgré sa violence, ses souffrances et ses tristesses ; que la miséricorde de Dieu est plus forte que nos péchés et son humble Providence secourt l’humanité.

​Sans nier les difficultés et obstacles au règne de Dieu dont le Christ a averti ses disciples, renouvelons, avec ce chant lumineux du Nunc dimittis, notre espérance que rien ne pourra nous arracher à l’amour de Dieu et à sa puissance comme le rappelle St Paul : « ni la mort, ni la vie… »

Fort de cette paix n’ayons pas peur d’en témoigner dans notre société pour défendre la vie depuis ses débuts jusqu’à sa fin, la famille et la dignité de l’être humain remis en cause. N’ayons pas peur de ce bon combat avec les armes de la justice.

​La fête de la Présentation du Seigneur est aussi celles des consacrés. A cette occasion remercions le Seigneur pour ce don si précieux de leur consécration, signe manifeste que Dieu est préféré à tout et qu’il vaut la peine de lui consacrer toute sa vie. Remercions en particulier le Seigneur pour les Sœurs Franciscaines Réparatrices de Jésus Hostie de notre paroisse, prions pour elles et pour les vocations de consacrés en cette année de l’Appel voulue par notre archevêque.

Que la paix et la lumière de cette fête soient une joie pour chacun.

​​​Abbé Christian Malcor

Lectures dominicales du 2 février