Mar 222013
 

Chers Frères et sœurs,

Nous voici entrés dans la Semaine Sainte, la « grande semaine » qui commence par ce dimanche des Rameaux où la foule joyeuse acclame son Roi humble monté sur un ânon pour son entrée à Jérusalem. Il faut imaginer cet événement où les enfants acclament le Seigneur, où l’on met des manteaux sur son passage et casse des branches pour l’acclamer (d’où nos rameaux), tant la joie est grande d’accueillir le libérateur d’Israël. Il faut imaginer ce que peut représenter cette venue tant attendue du Christ pour cette foule, la même qui quelques jours plus tard, sous la pression des grands prêtres et des scribes demandera qu’il soit crucifié.

Tel est le mystère de cette Semaine Sainte où se récapitulent les événements du salut des hommes où il nous faut accueillir pleinement, intérieurement et joyeusement le Roi de gloire et apprendre de Lui que le salut du monde passe par sa croix.

Je voudrais vous citer à ce propos l’homélie du pape François, au lendemain de son élection, lors de la messe avec les cardinaux :

« Nous pouvons marcher comme nous voulons, nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur. Quand on ne marche pas, on s’arrête. Quand on n’édifie pas sur les pierres qu’est ce qui arrive ? Il arrive ce qui arrive aux enfants sur la plage quand ils font des châteaux de sable, tout s’écroule, c’est sans consistance. Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable ». Quand on ne confesse pas Jésus Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon. »

Demandons au Seigneur en ces jours saints la grâce de Le confesser par une vie qui lui plaise.

Je confie à votre prière, le pape et l’Eglise, l’archevêque de Paris et ses auxiliaires, les prêtres et diacres qui renouvelleront mercredi leurs promesses lors de la messe chrismale, les malades, les vocations sacerdotales, les catéchumènes qui seront baptisés lors de la vigile pascale, les familles et le monde comme nous le ferons notamment lors de l’office de la Passion le Vendredi Saint.

Que la lumière du Christ ressuscité et la joie de Pâques illuminent chacun !

Abbé Malcor, curé

Lectures dominicales du 24 mars