Nov 042017
 

Tous appelés à la sainteté

La Fête de la Toussaint 2017 laissera un souvenir indélébile dans le cœur des servants
d’autel de Sainte Odile et de leurs accompagnateurs qui rentrent de ce pèlerinage rendu
possible grâce à la générosité des paroissiens que nous voulons ici remercier.
Dans une ambiance chaleureuse et fraternelle nous découvrons une avalanche de saints !
Saint Jean Bosco, enfant pauvre et orphelin, devenu maître éducateur de la jeunesse
défavorisée. Dominique Savio son jeune disciple discret et généreux, mort à 14 ans. PierreGiorgio
Frassati, garçon magnifique, de haute condition sociale, habité par une foi féconde,
croquant la vie faite de grandes amitiés, d’amour du sport et de la nature, mais surtout des
pauvres qu’il servait dans la plus grande discrétion. Innombrable furent ceux qui lui rendirent
un hommage bouleversant lorsqu’il fut emporté en quelques jours par la poliomyélite à 24 ans.
Chiara Luce cette jeune focolari atteinte à 18 ans d’un cancer des os contre lequel elle lutta
vaillamment deux ans avant de remettre sa vie en disant « Je suis heureuse ».
Bien sûr le Saint Suaire, ce linceul dans lequel reposa Jésus.
Un oublié cependant à Turin : Saint Joseph-Benoit Cottolengo l’ami des plus pauvres qui
chaque soir jetait par la fenêtre aux nécessiteux l’argent qui lui restait.
Puis sous un soleil radieux ce fut, au cœur des paysages magnifiques et pacifiants de l’Ombrie,
la rencontre de frère François d’Assise, le saint séraphique totalement configuré à Notre
Seigneur Jésus Christ jusque dans ses stigmates et de sa « sœur » Claire rayonnante de pureté
tous deux liés par une amitié mystique*.
Mais attention ! Ces sommets de la sainteté ne doivent pas laisser le démon nous
décourager en susurrant : « Penses-tu que la sainteté te rendra heureux », ou « Tu en es
incapable ! ». Or la sainteté est possible dans une vie ordinaire habitée par
l’extraordinaire de la présence discrète de Dieu !
Justement, l’Apocalypse nous présente cette foule immense de témoins, vêtus de la robe
blanche du baptême et tenant à la main la palme du martyr non seulement sanglant comme
nous le voyons hélas aujourd’hui, mais aussi de ceux qui « renonçant à l’amour d’eux même »
rentrent avec confiance dans la volonté patiente de Dieu.
Fait significatif, cette foule immense est précédée par les 144000 des douze tribus d’Israël
dont est issu Jésus, l’Agneau immolé. On oublie souvent que nous partageons la condition
pécheresse du peuple juif dont l’Ecriture parle comme « un peuple à la nuque raide et au cœur
incirconcis ». Mais les « dons de Dieu sont sans repentance ». Ainsi le Seigneur a ses propres
plans pour faire miséricorde tant à ses frères de race, qu’à tous les peuples.
De plus, cette foule immense proclame : « Le salut est à notre Dieu qui siège sur le trône et à
l’agneau ». La sainteté revient donc à ceux qui ont fait l’expérience du salut de Dieu c’est à
dire de sa miséricorde et qui annoncent à temps et à contretemps l’agneau qui ne résiste pas au mal, qui porte nos péchés et par les souffrances duquel nous sommes sauvés. Cet Agneau nous
révèle l’amour du Père, qui nous conduit et nous garde dans les joies et les peines de la vie.

Père Stéphane Biaggi, curé

*Outre tous les Franciscains et les Clarisses, on ne peut pas oublier de mentionner l’immense
tiers-ordre Franciscain qui participa discrètement mais efficacement à la rénovation spirituelle
et temporelle de l’Eglise au moyen-âge.

Lectures dominicales du 5 novembre