Construction de Sainte Odile

 

   CHRONOLOGIE

1934 Monseigneur Verdier, Cardinal-archevêque de Paris, et Monseigneur Loutil, curé de Saint-François-de-Sales, décident de la construction.
24 mars 1935 Premier coup de pioche par Monseigneur Verdier février 1936 l’église basse et le chœur sont terminés.

Premier coup de pioche
Avril 1937 Les trois coupoles sont en place.
Juillet 1937 Le gros œuvre est achevé ; les vitraux de la nef sont posés, le clocher s’élève à 40 mètres.
Juillet 1937 Exposition d’Art sacré. Visite du Cardinal Pacelli, futur Pie XII.
Décembre 1938 Noces d’or sacerdotales de Monseigneur Loutil. Le parement d’autel et le tabernacle lui sont offerts par les paroissiens.
Septembre 1939 : Les 210 panneaux des verrières pesant 50 kg chacun sont mis à l’abri.
Hiver 1940 : Le clocher est achevé, la girouette scellée. Sculpture du porche en cours de réalisation.
17 novembre 1946 : L’église est bénie par le cardinal-archevêque de Paris, en présence de monseigneur Weber, évêque de Strasbourg.
19 avril 1953 : Création de la paroisse Sainte-Odile. Construction du presbytère cette même année..
18 novembre 1956 : Dédicace de l’église et consécration des autels par monseigneur Weber, évêque de Strasbourg.
1983 : Mise en place d’un Christ en croix, d’un ambon et d’un autel sous la dernière coupole.
1985 : Mise en place d’une nouvelle cuve baptismale.

Vierge

1988 : Commande d’un nouveau reliquaire. Donation de l’orgue symphonique 14 mai 2001 inscription au titre des monuments historiques.
2001 : Rétablissement de la célébration autour du maître-autel d’origine.
2003 : 50e anniversaire de la création de la paroisse. Pour la première fois, les artistes qui ont créé l’église ou leurs descendants sont réunis lors des journées du Patrimoine.
2006 : Restauration du chœur.

2008 : Restauration de l’ensemble de l’édifice. Inauguration le 29 novembre.

Porche

NAISSANCE : Une paroisse dédiée à la patronne de l’Alsace

En 1935, dans un quartier en pleine expansion, le cardinal Verdier, décide la construction d’une grande église sur l’emplacement de la « zone », l’ancienne zone de fortification. Il en confie la réalisation à Monseigneur Eugène Edmond LOUTIL, dit Pierre l’Hermitte (1863-1959), écrivain et curé de St-François-de Sales (17ème). Ce dernier décide de la dédier à Ste Odile (660-720), patronne de l’Alsace et protectrice des aveugles. « Il voulait faire de cette église un sanctuaire à la mémoire des Alsaciens, explique Mgr Claude Rechain, curé de la paroisse. Sa mère, alsacienne, lui avait en effet demandé d’oeuvrer pour l’Alsace, région qui avait particulièrement souffert. ». Le 19 avril 1953, Mgr Maurice Feltin, archevêque de Paris, érigeait Ste Odile en paroisse.

    « Un beau matin, Je reçus une lettre de Son Éminence le Cardinal Verdier me demandant de venir lui parler 32, rue Barbet-de-Jouy. L’archevêque de Paris, qu’on appelait déjà « le Cardinal des Chantiers », m’honorait d’une paternelle affection; et je me rendis à son rendez-vous, me doutant un peu de ce qui m’attendait.

Il me reçut avec son sourire malicieux, et me dit son inquiétude de me voir ainsi surchargé. Il venait donc à mon secours en me demandant de construire, sur l’emplacement de la zone, une grande église pour la paroisse future. Il m’indiquait même deux terrains, que d’après le rapport de M. le Chanoine TOUZE, il pouvait mettre à ma disposition : l’un en bordure du chemin de fer près du quartier des Batignolles, l’autre à la porte de Courcelles tout près de la porte de Champerret.

Et le Cardinal ajouta, avec un sourire de plus en plus malicieux :

– Vous le savez, moi….., j’approche de mon centième chantier….. cela me suffit. Aussi le nouveau chantier sera bien votre chantier ou, si vous préférez,  un chantier « in partibus »

–  Tout de même un peu inquiet, je me permets de solliciter quelques précisions :
Combien, Éminence, me donnerez-vous pour démarrer !

Je me souviendrai toujours du rire joyeux qui, à ce moment, secoua sa bonne figure. Des deux mains assujettissant sa calotte rouge, il me cria :

– Combien je vous donnerai … ? mais pas un sou ….. pas même un sou italien !
L’Italie, à ce moment, était en très mauvaise posture financière

– Et c’est tout Éminence ?

– Mais oui, c’est tout.

Deux ans après, à Notre Dame, j’évoquais devant lui, ces souvenirs déjà lointains, et je lui disais :
– Eminence, vous m’avez assuré que vous ne donneriez pas un sou. Je puis affirmer ici, devant cette assemblée, que vous êtes un homme de parole !!

Et du haut de la chaire, je pouvais apercevoir le Cardinal rire une fois de plus, de si bon coeur, en se frottant les mains « .

Sainte Vierge