Juin 152018
 

Aujourd’hui, plusieurs enfants font leur profession de foi.

La profession de foi n’achève pas une formation religieuse. Elle est une étape, un mémorial de la foi donnée et reçue au Baptême.

C’est une fête, car la foi nous fait goûter comme à l’avance la joie et la lumière de Dieu que nous aspirons à voir « face à face » (1 Co 13,12), « tel qu’Il est » (1 Jn 3, 2). La foi est le commencement de la vie éternelle. Elle fait advenir le règne de Dieu en nous et autour de nous.

Dans l’Ancien Testament, la notion de foi sous-entend écouter une parole et lui obéir concrètement. La foi est l’adhésion de toute l’intelligence et la volonté de l’homme à Dieu qui se révèle fidèle : « Amen », je crois. Abraham est le modèle de l’obéissance de la foi.

Dans le Nouveau Testament, la foi est la réponse d’amour à la personne de Jésus qui donne le salut et à la vérité que Jésus nous révèle. La foi est une grâce, un don, le fruit de l’Esprit-Saint. La Vierge Marie en est la réalisation la plus parfaite.

La foi est aussi un chemin. Jésus en effet est « le chemin, la vérité, la vie ». St Paul persécutait « les adeptes du chemin » qui seront ultérieurement appelés chrétiens.
Le verbe cheminer sous-entend une marche à pied, lente vers un objectif connu mais difficile ou périlleux à atteindre (Petit Robert). C’est un chemin pour progresser et persévérer jusqu’à la fin, au milieu des épreuves et des persécutions.

Cheminer sous-entend aussi la notion de temps qui passe à la différence de l’instant présent de cette profession de foi.
Jésus parle du règne de Dieu comme d’une semence qui pousse nuit et jour jusqu’à donner son fruit, ou encore comme d’une minuscule graine de moutarde qui devient une grande plante potagère, permettant aux oiseaux d’y trouver repos et protection. Il faut du temps pour devenir pleinement chrétien, pour porter les fruits du Royaume qui permettront aux hommes de goûter auprès de nous à la paix que donne la présence et à l’enseignement du Seigneur.

Enfin, nous vivons en Eglise. Les enfants font leur profession de foi ensemble, car on ne croit pas seul comme on ne peut vivre seul. Grâce à l’écoute de leurs parents et catéchistes, au sacrement de confirmation et à la pratique régulière du sacrement de l’eucharistie et de la réconciliation, ils grandissent dans la foi. Aujourd’hui, ils proclament devant l’assemblée la foi qu’ils auront à transmettre à leur tour. Nous prions pour qu’ils demeurent fermes dans la foi.

Père Stéphane Biaggi

NB : On relira avec intérêt dans le catéchise de l’Eglise Catholique les paragraphes 142 à 184

Lectures dominicales du 17 juin