Sep 162011
 

Il est facile pour ceux qui arrivent en dernier comme c’est mon cas, de réclamer sa part à hauteur de ceux qui travaillent dans cette paroisse depuis longtemps déjà. Il est également compréhensible de penser que les nouveaux venus soient moins bien traités que ceux qui font quasiment partie des meubles. Il ne serait donc que justice d’accorder plus aux uns qu’aux autres au regard de leurs feuilles de présence. Mais cela serait raisonner selon l’homme et non selon Dieu. Car la parabole que le Seigneur emploie dans l’évangile de ce dimanche veut nous renvoyer à autre chose qu’à des comptes d’apothicaire, si nobles soient-ils.

Le Royaume de Dieu ne correspond pas aux désirs simplement humains. Cela, toutes les théories et philosophies politiques peuvent tenter de le mettre en œuvre. Non, ce n’est pas simplement un monde amélioré que le Royaume nous promet, c’est un monde transfiguré : un monde au-delà des capacités humaines, au-delà des pensées humaines. Un monde selon Dieu où il pourra régner. Ce n’est pas une utopie. Car ce Royaume est déjà là si l’on veut bien y regarder de plus près, c’est-à-dire avec les yeux de la foi. Toutes les fois où l’amour de Dieu est reçu et vécu, alors il est présent. Toutes les fois où il est refusé, c’est le prince de ce monde qui règne et nous retient en esclavage. Ce Royaume doit donc être ce que nous devons rechercher, ce que nous devons vivre et ce que nous devons communiquer. Rien d’autre n’a d’importance que cela. Et rien n’importe plus que tous y entrent et en jouissent pour l’éternité, jusqu’au dernier des larrons pendus au bois de la Croix à droite du Seigneur.

Abbé A. de Monts

Lectures dominicales du  18 Septembre 2011