Déc 182015
 

Vite, elles se rencontrent Marie et Elisabeth. Chacune a quelque chose d’important à apprendre à l’autre. Quand on va visiter un ami, c’est que Dieu est avec nous et que nous avons quelque chose à recevoir de Dieu. Nous sommes tous en « visitation ».

Nous avons été créés pour que Dieu vienne nous visiter. A Noël, nous sommes ces pauvres bergers et Dieu le trois fois Saint envoie les anges nous inviter. Et Dieu le trois fois Saint, c’est un bébé que sa maman berce et qui nous reçoit dans une étable.

Noël nous donne d’être humains parce que Dieu nous invite et que nous invitons les amis et la famille à partager un peu de joie, un peu de paix un peu d’amour. Le monde autour de nous ne sait ou ne sait plus être humain.

À Noël, il vaut la peine de retrouver l’hospitalité et le temps des cadeaux. Il vaut la peine de construire un temps de paix, de se donner et de donner. Non pas d’oublier, mais de trouver un peu de joie et de la force pour demain.

C’est une espérance qui vient dans le froid du monde, c’est une espérance qui traverse le brouillard, c’est une espérance qui efface la peur. Levez vous tous les boiteux, les petits miséreux, venez, les poings ne sont plus serrés, ni les visages, fermés.

Le discours de justice et de paix ne remplace pas l’invité qui vient t’écouter te parler et fait naître avec toi la paix. Il faut se rencontrer même pour rire ou se disputer, entremêler notre façon de parler en le silence d’un nouveau né qui est venu pour se donner et nous chantons ce vieux Noël :

« Oh divin enfançon qui chez nous vient de naître
Pour nulle autre raison que pour la paix y mettre
Au doux pays de France, donner la paix, donner la paix. »

Abbé Georges PÉRIÉ

Lectures dominicales du 20 Décembre