Oct 312014
 

Alors qu’avec la grande fête de la Toussaint nous étions dans la joie de célébrer l’immense cohorte d’hommes et de femmes sauvés et rachetés par le sang miséricordieux du Christ, nous célébrons ce dimanche la commémoration de tous les fidèles défunts. Hier, nous étions avec l’Eglise triomphante, aujourd’hui nous sommes avec l’Eglise souffrante, cette portion de l’humanité, qui, si elle est assurée du Salut, n’est pas encore digne d’en recevoir encore tous les fruits. C’est cette partie de l’Eglise qui se situe dans ce qu’on appelle le purgatoire. : état dans lequel l’âme est purifiée après la mort. Car rien d’impur ne pénètre au ciel. Pour bénéficier de la vision béatifique de Dieu, la pureté infinie, il faut être pleinement purifié de toute souillure, de toute attache au péché. Et si nous n’avons pas, d’une certaine manière, expié dès ici-bas les conséquences de nos péchés graves déjà pardonnés ou de nos péchés véniels, nous le ferons au purgatoire. C’est alors pour nous l’occasion en tant que membres de l’Eglise militante en communion avec tous les saints du ciel, de prier et d’intercéder pour tous ceux qui sont morts et qui attendent de rentrer enfin dans la vie.

En ce jour de commémoration de tous les fidèles défunts nous affirmons donc de manière la plus éclatante qui soit, notre foi en la communion des saints, cette intercommunication de la grâce qui sourd du côté ouvert du Christ, se répand sur tous ses membres et les sanctifie. Aucun, sauf s’il s’y refuse ultimement ne sera abandonné par Dieu. Même l’âme la plus éloignée, si elle a, au dernier instant, ouvert ses portes à la lumière divine, pourra être assurée du Salut. Mais il lui faudra pour cela passer par la purification et par l’intercession de toute l’Eglise pour entrer enfin et définitivement dans la gloire divine. En ces jours où les gens se rendent en masse au cimetière afin de visiter les tombes de leurs défunts et les fleurir, il nous faut donc nous interroger sur le sens de ce geste. Sans doute, est-ce là un témoignage sincère de piété filiale qu’il ne faut pas négliger. Mais quel soulagement ces fleurs et ces couronnes procurent elles aux défunts ? La messe, les bonnes œuvres, la prière et les indulgences, voilà autant de moyens efficaces pour atteindre nos chers disparus et les soulager. Voilà à quoi ils aspirent et ce à quoi l’Eglise encourage dans le Christ notre Seigneur.

Abbé Alexis Monts

Lectures de la fête de la Toussaint

Lectures dominicales du 2 Novembre