Avr 132012
 

Huit jours après la Résurrection du Christ, huit jours après sa manifestation glorieuse aux femmes pieuses et aux disciples, nous voici au bout de cet octave pascale, en ce dimanche in albis, jour où jadis les néophytes déposaient leurs vêtements blancs qu’ils avaient revêtus lors de leur baptême la nuit de Pâques. C’est désormais, pour eux comme pour nous, l’occasion de rentrer dans le temps qui nous conduit jusqu’à la Pentecôte, temps où nous devons nous approprier et recevoir les grâces de la Résurrection.

Et c’est avec saint Thomas que nous le faisons, non pas en imitant son incrédulité mais bien en le suivant sur le chemin qui l’a conduit à professer sa foi en Jésus Seigneur et Dieu. La première apparition aux apôtres nous enseigne l’évangéliste saint Jean s’est opérée en l’absence de ce dernier. Et malgré l’affirmation de ses condisciples, celui-ci n’a pas cru en la véracité de la Résurrection. C’est alors pour lui, mais également pour nous, que Dieu fait la miséricorde de lui manifester qu’il est vraiment ressuscité. Au soir du second dimanche, il se trouve dans l’assemblée des disciples, dans cette église qui s’était formée le soir de la résurrection. Jésus y vient de nouveau, lui fait voir les stigmates de sa passion qui subsistent dans sa gloire, comme sa gloire était déjà dans sa passion. Alors celui qui avait d’abord été un incrédule, après l’épreuve du toucher, se montre un parfait théologien, en proclamant en Jésus-Christ deux natures et une seule personne ; en disant :  » Mon Seigneur,  » il reconnaît la nature humaine, et en ajoutant :  » Mon Dieu,  » la nature divine, et ces deux natures dans un seul et même Dieu et Seigneur. C’est le sommet de la foi chrétienne qui est ainsi atteint, dépassant et surclassant tout ce que les autres apôtres avaient déjà pu exprimer. C’est donc également la nôtre, nous qui n’avons pas été des témoins directs de ces événements saints. Nous à qui est destinée cette béatitude : « bienheureux ceux qui croient sans avoir vu. »

 

Abbé Alexis de Monts

 

Lectures dominicales du 15 avril