Fév 172012
 

La guérison spirituelle, puis physique, du paralysé descendu par quatre hommes au travers du toit d’une maison bondée, est peut être l’un des moments les plus marquants de l’action de Jésus, tel que le rapporte l’Evangile selon st Marc.

Cela est d’autant plus impressionnant qu’il nous faut imaginer ce qui se passe avec tous nos sens, comme le dirait St Ignace; de sorte à toucher notre cœur, notre volonté et par là notre intelligence. Ceci afin d’en tirer des conséquences pratiques, prendre des décisions quitte à demander des grâces au Christ.

Il faut imaginer en effet la foule qui empêche d’entrer dans cette maison où tant de gens se pressent pour écouter Jésus. Le toit défait par ces quatre hommes portant le brancard : (même s’il est en terre battue des gravats tombent dans la pièce…) Le regard de Jésus qui, « voyant leur foi » va à l’essentiel : il pardonne les péchés de cet homme qui le paralysent plus que son handicap. Enfin la suite….les réactions intérieures des scribes…celle de Jésus qui va guérir physiquement cet homme pour manifester qu’il a le pouvoir de pardonner les péchés…

Il y aurait beaucoup à dire sur cet Evangile. Mais, commençant le carême mercredi 22 février par l’imposition des cendres et une journée de jeûne et d’abstinence, il nous faut nous préparer à Pâques dans la joie d’un cœur purifié et pour cela recevoir le pardon de nos péchés. Ce jour des cendres commencera la mission de carême invitant les personnes rencontrées à « faire leurs Pâques » comme on disait autrefois, c’est-à-dire à se confesser et à communier au moins à cette occasion comme nous le demande l’Eglise. Que chacun ait le souci outre de recevoir le pardon du Seigneur dans la confession sacramentelle, d’y amener ceux qui ne l’ont pas vécu depuis longtemps à l’exemple de ces quatre hommes portant leur frère malade et dont la foi a été récompensée.

Il nous faut découvrir ou redécouvrir profondément la confession durant ce carême. Ce sacrement renouvelle la vie de notre baptême, notre relation à Dieu, aux autres et à nous-mêmes. Il permet aussi de nous connaître devant Dieu et d’être davantage sensible au bien, nous enseigne à pardonner. Il est une véritable école de vie intérieure.

A tous heureux et profond carême dans la joie d’un cœur réconcilié et aimant ! Bien sincèrement, priant Ste Odile pour qu’elle nous aide durant ce carême à passer des ténèbres du péché à la lumière et à la joie du pardon.

Abbé Christian Malcor, Curé

 Lectures dominicales du 19 février 2012