Oct 102014
 

A nouveau Jésus nous enseigne ce dimanche par une parabole, ces histoires si concrètes et précises qui fixant notre imagination et notre mémoire appelant le jugement de notre intelligence et l’ouverture de notre cœur pour agir en fonction de ce que nous avons compris. Jésus n’a expliqué à ses disciples que deux paraboles : celle du semeur sans laquelle on ne peut comprendre les autres et qui nous invite à écouter la Parole de Dieu et à la mettre en pratique ; celle de l’ivraie et du bon grain sur la coexistence du bien et du mal et le jugement dernier qui les séparera.
Les autres paraboles et leur interprétation sont laissées à notre perspicacité éclairée par l’Esprit Saint.

Dans cette parabole, ce qui retient l’attention est le sort réservé à cet invité de dernière minute parmi les autres et qui se trouve rejeté parce qu’il n’a pas le vêtement de noces. Ce vêtement qui dans le livre de l’Apocalypse signifie le comportement de sainteté de ceux qui « ont lavé leurs vêtements dans le sang de l’Agneau ». A l’approche de la Toussaint et au moment où le pape François va procéder le 19 octobre à la béatification du pape Paul VI par l’intercession duquel un miracle a été obtenu nous pouvons demander au Seigneur pour nous-mêmes et nos Frères et Sœurs la grâce d’un comportement digne de vrais chrétiens, témoins de la miséricorde de Dieu.

Le synode sur la famille a besoin de notre prière et de notre engagement et la mission de l’Avent à laquelle nous sommes tous conviés par le cardinal André Vingt-Trois doit pouvoir rendre compte auprès des passants de la joie de l’Evangile qui doit habiter le cœur de chaque baptisé.
La parabole des invités au festin du Royaume a toujours été considérée par les Pères de l’Eglise comme s’appliquant à l’eucharistie qui nous rassemble chaque dimanche autour du Christ ressuscité. Nous avons beaucoup à faire, tant dans nos attitudes que dans notre coeur pour que ce sacrement où s’accomplit notre Rédemption soit profondément respecté, vénéré, adoré et puisse ainsi porter ses fruits.
Que les sacrements de la réconciliation, du pardon et de l’eucharistie qui demande notre profond engagement renouvellent nos cœurs à l’approche de la Toussaint. Que personne ne s’entende dire : «  comment es tu entré ici sans avoir le vêtement de noces, sans être purifié par le sang de l’Agneau ? »

Abbé Christian Malcor, curé

Lectures dominicales du 12 Octobre