Mai 062016
 

A l’occasion de ce mois de mai où l’Eglise prie spécialement la Vierge Marie, nous pouvons assurer notre dévotion de quelques considérations empruntées au Concile Vatican II et à Saint Louis Marie Grignon de Montfort .:

« En se recueillant avec piété dans la pensée de Marie qu’elle contemple dans la lumière du Verbe fait homme, l’Église, avec respect, pénètre plus avant dans le mystère suprême de l’Incarnation et devient sans cesse plus conforme à son Époux » (Concile VATICAN II Lumen Gentium 65).

Il faut rappeler que c’est au service direct de la foi dans le Christ – et non pas avant tout par dévotion à sa Mère – que l’Église a proclamé ses dogmes sur Marie : d’abord sa virginité perpétuelle et sa maternité divine, puis, après une longue maturation et réflexion, sa conception sans la tache du péché originel, et son Assomption corporelle dans la splendeur céleste. Ces dogmes mettent à l’abri la foi authentique dans le Christ, comme vrai Dieu et vrai homme : deux natures en une seule Personne.

Saint Louis Marie Grignon de Montfort dans son Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge Marie dit ceci :

« Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle épouse, ses dons ineffables, et il l’a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu’il possède ; en sorte qu’elle distribue à qui elle veut, autant qu’elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tous ses dons et ses grâces ; et il ne se donne aucun don céleste aux hommes qu’il ne passe par ses mains virginales ; car telle a été la volonté de Dieu, qui a voulu que nous ayons tout en Marie ; ainsi sera enrichie, élevée et honorée du Très-Haut celle qui s’est appauvrie, humiliée et cachée jusqu’au fond du néant par sa profonde humilité, pendant toute sa vie : voilà les sentiments de l’Église et des saints Pères.

Si donc nous établissons la solide dévotion de la très sainte Vierge, ce n’est que pour établir plus parfaitement celle de Jésus-Christ ; ce n’est que pour donner un moyen aisé et assuré pour trouver Jésus-Christ. Disons donc hardiment, avec saint Bernard, que nous avons besoin d’un médiateur auprès du Médiateur même, et que la divine Marie est celle qui est la plus capable de remplir cet office charitable : c’est par elle que Jésus-Christ est venu, et c’est par elle que nous devons aller à lui. Si nous craignons d’aller directement à Jésus-Christ notre Dieu, ou à cause de sa grandeur infinie, ou à cause de notre bassesse, ou à cause de nos péchés, implorons hardiment l’aide et l’intercession de Marie notre Mère : elle est bonne, elle est tendre, il n’y a rien en elle d’austère ni de rebutant, rien de trop sublime et de trop saint, c’est-à-dire qu’elle porte une âme à éviter le péché et à imiter, de la très sainte Vierge, particulièrement son humilité profonde, sa foi vive, son obéissance aveugle, son oraison continuelle, sa mortification universelle, sa pureté divine, sa charité ardente, sa patience héroïque, sa douceur angélique et sa sagesse divine. Ce sont les dix principales vertus de la très sainte Vierge. »

Que ces quelques réflexions nous aident à honorer joyeusement la bienheureuse Vierge Marie en ce mois de mai !

Abbé Christian MALCOR, curé

Lectures dominicales du 8 Mai