Juil 242016
 

La grâce de ce dimanche se réfracte à travers les auteurs bibliques :

Luc avec Marthe et Marie (et Lazare), l’auteur de la Genèse avec Abraham et Sarah, et le psalmiste.

Et surtout, pour nous aujourd’hui, Paul et son témoignage qui m’éclaire et vous éclaire.

Et la grâce de ce 17 juillet 2016, dans les mémoires de ce jour :

. Fête des dix-huit carmélites de Compiègne, guillotinées le 17 juillet 1794, sur la place de la Nation et prière pour les autorités des régimes politiques français d’hier et d’aujourd’hui, en ce sur­lendemain de notre fête nationale en l’honneur de la « Révolution et la République françaises ».

. Fête, chez les Russes, orthodoxes et catholiques, des treize membres de la famille impériale et de leurs familiers, « qui souffrirent la passion », le 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg, et prière pour les autorités des régimes politiques de la Russie, d’hier et d’aujourd’hui.

. Mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français, surtout le 16 juillet 1942, lors de la rafle du Vel’ d’Hiv’, et hommage aux « justes » de France, au lendemain de la journée qui leur a été consacrée, et prière pour les autorités du peuple juif de tous les temps.

. Prière pour les victimes et l’auteur de l’attentat de Nice, le 14 juillet 2016, et les autorités « politiques et religieuses », d’hier et d’aujourd’hui, qui se mettent dans le sillage d’Abû al-Qâsim Muhammad et qui approuvent ou condamnent ces assassinats. Messe à Notre-Dame à 18 h 30. + …

. Prière, à la demande de l’une d’entre nous, pour Émile, SDF belge qui vivait sur le boule­vard Gouvion Saint-Cyr, devant Franprix, depuis une quinzaine d’années, et qui est mort d’une crise cardiaque en allant acheter des cigarettes. Il a été enterré dans la fosse commune de Thiais.

Je profite de ce concours de circonstances pour vous présenter une synthèse sur les temps modernes, temps des guerres civiles et/ou des révolutions et temps de certains de nos martyrs.

Les « révolutions anglaises », la naissance de l’anglicanisme, leurs morts en général et nos martyrs en particulier, Thomas More en tête.

La « révolution américaine », l’extermination des Amérindiens et nos martyrs.

Les « révolutions françaises », les morts en général, y compris les Vendéens, et nos martyrs en particulier.

La Commune de Paris et ses otages.

Les révolutions russes, le régime communiste, les soixante-deux millions de morts, leur « démocide » et les martyrs en particulier.

La révolution turque, les massacres des Arméniens, des Grecs, des Kurdes, leur « génocide » et des martyrs en particulier.

La révolution mexicaine et les martyrs Cristeros.

La révolution ou/et la guerre civile espagnole et nos martyrs.

La « révolution nationale socialiste » en Allemagne et la « révolution nationale » en France, l’extermination de Juifs et de non-Juifs, de chrétiens polonais et français, déclarés martyrs, en parti­culier.

Les révolutions communistes en Europe de l’Est, la mort des opposants et nos martyrs.

Les révolutions communistes en Chine et leur révolution culturelle de 1966 et nos martyrs.

Les « renouveaux » des compagnons d’Abû al-Qâsim Muhammad dans le monde aux XXe et XXIe siècles, les morts en général et nos martyrs en particulier (Tibhirine, Samalout).

Annonces

Ce dimanche, j’espère aller prier avec des coptes évangéliques, à Montmartre, à 18 h 30.

Lundi 18 juillet, fête de Notre-Dame de Bonne Délivrance, chez les sœurs de Saint-Thomas de Vil­leneuve, à Neuilly. Leur chapelle est sanctuaire jubilaire pour l’année de la miséricorde…

Mardi 19 juillet, 08 h 45, messe. Priez pour moi et mes parents, Ernest Benoist & Victorine Marguerite, qui m’ont donné la vie et un nom, le 19 juillet 1946.

Mercredi 20, 12 h 10, messe.

Jeudi 21, 08 h 45, messe.

Vendredi 22 juillet, 12 h 10, mémoire de sainte Marie de Magdala, élevée au degré de fête par Fran­çois de Rome.

Dimanche 24, 10 h 30, messe en communion avec les jeunes des JMJ, réunis à Cracovie.

Attentat à Nice : plus que jamais, la soli­darité nationale doit être plus forte que le ter­rorisme. [16, 17 et 18 juillet, jours de deuil national.]

Nice a été touché hier par un odieux attentat. Aveuglement, des hommes, des femmes, des enfants ont été tués alors qu’ils venaient de célé­brer le 14 juillet 2016 avec l’ensemble du pays. La Conférence des évêques de France (CEF) s’associe pleinement à la douleur des proches et des familles des victimes. Elle les assure de ses pensées et de ses prières. Mgr Georges Pon­tier, archevêque de Marseille, Président de la CEF, invite tous les catholiques de France à prier spé­cialement pour les victimes et leurs proches lors des messes de ce dimanche 17 juillet.

Cette tragédie vient s’ajouter à la triste liste d’actes terroristes qui endeuillent notre pays et d’autres pays dans le monde depuis de nombreux mois. Quel qu’en soit le motif, cette barbarie est inacceptable, intolérable. Notre pays a été meurtri alors qu’il vivait un moment d’union nationale. Plus que jamais, la soli­darité nationale doit être plus forte que le terrorisme. Dans la douleur du jour, il nous faut garder la certitude que l’unité est supérieure à la division.

Conférence des évêques de France. Secrétaire : Mgr Olivier Ribadeau-Dumas. Le 15/7/2016

Réaction de Mgr André Marceau, évêque de Nice

Notre département est, une fois encore, profondément touché et blessé. La violence aveugle, la haine de l’autre, la barbarie ont porté et donné la mort. C’est un homme qui a été ainsi ce vecteur. Des victimes inno­centes sont touchées. Des familles et amis des victimes sont sous le choc, comme toutes les personnes présentes au moment des  faits, les témoins et les per­sonnels qui ont œuvré toute la nuit. Devant ces scènes insoutenables, on ne comprend pas. L’on ne peut pas com­prendre un acte inhumain. Rien ne peut légitimer la folie meurtrière, la barbarie. Devant un comportement in­compréhensible et fou, les « pourquoi » ne trouvent pas   de réponse. Qu’y a-t-il dans le cœur de l’homme pour qu’il soit porteur de mort ? Est-il fait pour aimer ou pour tuer ? Ces moments tragiques ne doivent pas susciter repliement sur soi, enfermement, discrimination et je souhaite que personne ne puisse rester dans la soli­tude d’un moment si terrible pour des familles, des personnes choquées.

N’ayez pas peur d’aller à la rencontre de prêtres, de personnes qui peuvent vous aider. Ne gar­dez pas pour vous ce qui peut devenir la violence, la haine peut-être. Cet homme-là ne peut pas réussir à susciter ce qui a été dans son cœur. Ce ne peut pas   être possible.

Je souhaite que la proximité que nous pouvons nous manifester les uns envers les autres, ha­bitants de Nice, dans nos quartiers, dans nos communautés chrétiennes, dans tous les lieux où nous nous retrouvons pour le travail, les associations, porte soutien et espérance. Que la so­lidarité ne se départisse pas. Je lance un message aussi de compassion, de consolation. N’hési­tons pas à nous dire ce qui blesse notre cœur, c’est cela l’humanité.

L’année de la Miséricorde est un appel à changer les cœurs. Par la prière, tournons- nous vers celui qui est le maître de l’Amour. Le Christ a été touché au cœur à la croix. De son cœur trans­percé, de son cœur blessé à mort, le cœur de Dieu, l’eau et le sang ont coulé, nous dit l’apôtre Jean. Des flots d’amour ont coulé pour la terre. Ne laissons pas ce trésor se perdre. Chrétiens, catholiques, portons autour de nous ce message d’amour. Des frères en ont besoin. Nous en avons besoin. Notre société en a besoin. Que ces moments tragiques soient loin de nous enfermer, loin de faire de nous ce que cet homme a voulu faire. Portons un message qui dise la force du cœur de l’Homme. La mort n’aura pas le dernier mot.

Le 15 juillet 2016

Chants :

Entrée : Manuel, Dieu, nous te louons, W 1, p. 384 (Fallaix – Marthouret). Couplets 1 et 7.

Psaume 14 : Psautier, p. 386.

Communion : Manuel, Seigneur, foyer d’amour. D 65. p. 405. Prière apparue pour la première fois dans La Clochette de décembre 1912 de l’abbé Esther Auguste Bouquerel, pu­bliée à Paris, périodique rédigé par lui pour les membres de la Ligue de la Sainte Messe. Rien à voir avec saint François d’Assise ! Musique ? Voir Christian Renoux, La prière pour la paix, Paris, 2001, 210 p.