Sep 252015
 

Ceux du dehors de la « périphérie », peuvent agir dans l’Esprit de Jésus même sans le savoir. « C’est à moi que vous l’avez fait », disait Jésus. Il n’y a pas de bonté, de respect de l’autre sans la signature de Dieu. Mais il faut aussi qu’il y ait dans le monde le témoignage d’une Eglise dont la mission est, de le rappeler sans cesse comme la condition essentielle pour être humain. Et reconnaître que le règne de Dieu commence de diverses manières.

Pouvons nous dire « Qui n’est pas contre nous et avec nous ? » Toutes les religions se valent elles ? Est ce qu’il suffit d’altruisme et de générosité pour être humain ? Compatir n’est pas le monopole du christianisme. Mais la foi chrétienne inscrit l’amour des autres dans le projet et même dans la nature de Dieu. Dieu en Jésus entre définitivement dans notre histoire quand nous nous aimons les uns les autres.

Donner un verre d’eau voilà le premier trésor que souhaite Dieu pour nous. Comme un pauvre donne à un pauvre. Jésus a des paroles redoutables pour défendre cette relation. Il ne s’agit pas seulement des enfants dont il faut protéger l’innocence et la vulnérabilité. C’est petits dont parle Jésus vivent dans la gratuité et dans l’hospitalité. Ils trouvent tout naturel d’être ensemble et de s’aider. Comme ils se laissent porter aussi avec autant de simplicité dans les rites et dans la liturgie de l’Eglise.

La main, les pieds, l’œil servent à nous rencontrer, à donner et recevoir. S’ils servent à faire du mal, il vaudrait mieux les amputer. Autrement Dieu pourrait nous considérer comme ces choses qu’il vaut mieux jeter dans la décharge publique (la géhenne) Jésus, lui, il aura bien les mains et les pieds cloués comme s’il prenait sur lui notre péché. Mais déjà la mort lui ouvrira le cœur et la résurrection lui ouvrira les bras sur le monde entier.

Nous voyons actuellement des gens qui acceptent de tout abandonner, de perdre tout et de prendre d’énormes risques pour garder leur liberté et leur dignité. Comment leur témoignage peut il nous aider ? Nos mains, pieds et regard ont-ils le même courage ? Nous nous croyons protégés parce que nos mains pieds et regard sont multipliés par les techniques nouvelles. Ce serait un grand malheur de ne plus savoir choisir et couper s’il le faut. Comme Jésus nous y invite aujourd’hui.

Abbé Georges Périé

Lectures dominicales du 27 septembre