Fév 172018
 

Parce que nous sommes des êtres de chair souvent plus préoccupés de satisfaire nos désirs que de rechercher un mode de vie simple à l’image de celui du Christ, la seule idée du carême nous effraye.

Il va encore falloir mener le combat de la prière souvent limité à un désir velléitaire…, se priver de choses dont on sait pourtant qu’elles ne comblent pas notre cœur… et faire l’aumône en nous dépossédant difficilement sans penser que c’est à Jésus-Christ humilié que nous donnons.

De fait nous oublions l’essentiel : nous sommes en route vers Pâques. Nous allons revivre la passion de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ pour expérimenter la résurrection avec Lui !

Puisque nous sommes baptisés, nous sommes un avec Jésus. Nous sommes des créatures nouvelles, nous sommes devenus capables de souffrir avec le Christ. Ainsi saint Pierre dit : « Mieux faudrait souffrir en faisant le bien qu’en faisant le mal » et il ajoute : « le Christ lui aussi a souffert pour les péchés, une seule fois, Lui le juste, pour les injustes, afin de nous introduire devant Dieu … Il a été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit ». Nous aussi, nous sommes vivifiés dans l’Esprit-Saint, nous pouvons aimer comme Jésus nous aime. Le jeûne, la prière et l’aumône nous y aident.

Nous pouvons nous unir à la souffrance de Jésus comme le fit le bienheureux Monseigneur Vladimir Ghika, ce prince orthodoxe roumain ordonné prêtre à Paris et martyr en Roumanie, qui sera pour nous un guide tout au long de ce carême (Conférence le mardi 13 mars à 20h15 dans la crypte).

Le Carême, c’est aussi la joie d’accompagner les catéchumènes qui seront baptisés au cours de la Vigile Pascale.

C’est la joie de préparer les enfants à la Vigile Pascale, cette nuit des nuits, et de donner la réponse à leur question : « Pourquoi cette nuit est différente des autres nuits, parce toutes les autres nuits, on nous demande de nous coucher, et cette nuit, on nous interdit de dormir ? »

Père Stéphane Biaggi, curé

Absolution mutuelle : Prière du Bienheureux Monseigneur Vladimir Ghika
« Pardonnez-vous l’un à l’autre et jusqu’au fond de l’âme, et sans réserve, à la façon de Dieu et par la grâce de Dieu, ce qui a pu être de l’un à l’autre, une cause de mécontentement ou de dispute. Dans le secret de votre cœur, en la meilleure place de vous-même, mon frère, ma sœur, ou mes frères, mes sœurs, à qui je pense en ce moment, pardonnez-moi comme je vous pardonne si, par malheur, il y a eu pour moi lieu de le faire à la fin de cette journée. Jésus, Vous me l’avez dit : je n’ai pas le droit de m’approcher de votre autel et du don de votre Corps sur cet autel, si je n’ai pas une âme vraiment réconciliée avec l’âme de mon frère. Jésus, vous me la faites sentir : je ne puis être selon votre cœur, si je ne suis pas de tout cœur uni à l’âme de mes frères et, en premier lieu, des frères que votre Cœur veut réunir en cette maison. »

Lectures dominicales du 17 février