Mai 132011
 

On peut se demander si Jésus est la porte par laquelle il faut passer – ou le vrai berger qui est celui qui passe par la porte et n’escalade pas la clôture. Ce n’est pas une incohérence car le Christ est à la fois la porte et le berger.

Dans la controverse avec les pharisiens, il essaye l’image du berger, mais comme ils ne comprennent pas, il utilise celle de la porte. Puis il revient avec l’image du berger et à partir de là, il se situera dans la perspective pascale : le Christ peut s’assimiler à cette porte puisque c’est lui qui ouvre le passage et que tous doivent passer par lui, car il n’y a pas d’autre possibilité : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » – Le chemin, c’est la porte : l’opposition entre le Vrai et les faux bergers nous renvoie au Christ, unique vérité – et celle de la mort opposée à la vie nous rappelle qu’il est l’agneau immolé en sacrifice pour que ses brebis aient la vie.

La métaphore du berger et de son troupeau était familière aux auditeurs de Jésus. Le peuple d’Israël est souvent comparé à un troupeau dont Dieu lui-même est le berger, et Jésus n’a pas comparé son Eglise à une armée mais à un troupeau. « Paix mes agneaux, paix mes brebis », tel est le dernier mot d’ordre qu’il laisse à Pierre, et quand il dit qu’il connaît chacune de ses brebis comme il connaît le Père, il entre avec chacune, dans une communion d’amour qui nous unit personnellement avec le Père.  Etre connu et être aimé par le Père, c’est la vie que le Christ est venu nous apporter et qu’il veut nous communiquer en abondance.

En ce dimanche dit du « Bon Pasteur », l’Eglise nous demande avec insistance de prier spécialement pour les vocations sacerdotales et religieuses. Les communautés ont besoin de vocations qui les aident et les construisent. « Ces vocations ne nous sont données que dans la prière. C’est la prière qui est première, car elle est toute puissante sur le cœur de Dieu et dans le temps difficile au milieu duquel nous vivons, nous devons être des hommes qui, dans la prière, portent le salut du monde. Le Seigneur a prié jusqu’à l’agonie. Nous devons rentrer dans sa prière jusque dans son agonie. Il faut se donner au Seigneur jusqu’au bout. Il faut aimer comme le Seigneur jusqu’au bout ». (Père M.J. Le Guillou, o.p.).

Père Thouard

 

Lectures dominicales du 15 Mai 2011