Déc 012018
 

Nous le savons bien, le Christ est venu caché à Bethléem. Il reviendra dans la gloire à la fin des temps pour juger les vivants et les morts. Mais Il vient chaque jour dans notre vie, trop souvent hélas sans que nous sachions discerner les signes de sa présence et en vivre. Pour cela l’Eglise nous donne le temps de l’avent.

Longtemps, comme en orient, l’avent a été appelé « le petit carême ». On ne se mariait pas, on jeûnait, on faisait maigre, tout en préparant de bonnes choses pour Noël. Mais à la différence du carême qui appelle à une conversion radicale, l’avent est avant tout le temps de l’attente.

Toute la vie du chrétien est attente ! Le chrétien se prépare à accueillir son Seigneur comme Abraham à l’entrée de sa tente : « Oh mon Seigneur, ne passe pas sans t’arrêter ! », comme l’épouse du Cantique des Cantiques veut se saisir de son « Bien Aimé » pour ne plus jamais en être séparée.

La couronne de l’avent éclaire cette attente. Tressée de branches de sapins et de houx aux feuillages persistants, elle signifie la conception païenne du temps avec l’éternel recommencement du cycle des saisons tandis que les 4 bougies que l’on allume progressivement sont comme la lumière de l’aurore qui s’accroit jusqu’au surgissement du soleil de justice qu’est le Christ. Dieu se révèle dans l’histoire. La vie de l’homme a un sens, il n’y a pas de fatalité. Délivrés de l’esclavage du péché et de sa conséquence qui est la peur de la mort, nous marchons avec confiance vers un avenir bienheureux à la suite du Christ, lumière des nations qui éclaire notre route.

Deux périodes se succèdent :
Jusqu’au 17 décembre, nous préparons le retour glorieux du Seigneur. L’Eglise sait qu’il est facile de s’attiédir, de se laisser prendre par les soucis de ce monde en souffrance. Alors Elle nous rappelle les paroles pressantes de Jésus : « Tenez-vous sur vos gardes », « Restez éveillés et priez en tout temps ! » La prière est un cri : « Viens Seigneur Jésus ! », Maranatha.

Pendant les neufs derniers jours, la prière se fait contemplative. Elle nous permet de vivre le « mémorial » c’est-à-dire la réalité de la naissance cachée du Sauveur à Bethléem et des événements qui précèdent ce moment d’éternité. Nous revivrons l’annonce de la naissance de Jean-Baptiste, l’Annonciation, la Visitation, nous marcherons avec Marie et Joseph sur la route qui les conduit à Bethléem avant de nous blottir dans un coin de l’étable avec les bergers, et de nous laisser ainsi transformer. Ainsi l’Avent nous conduit à la joie de Noël !

« Joie, Joie, Joie ! » (Blaise Pascal)

Père Stéphane Biaggi, curé

Lectures dominicales du 2 décembre