Jan 182017
 

Dans le Livre de la Genèse, lors du sacrifice d’Isaac, celui-ci ingénument demandait à son père où se trouvait l’animal qu’ils devaient immoler : « voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? C’est Dieu qui pourvoira à l’agneau pour l’holocauste mon fils » répliquait alors Abraham.

Après deux mille ans d’attente, l’Agneau de Dieu est enfin révélé aux hommes par le Baptiste sur les bords du Jourdain. Le Père pourvoit au sacrifice de l’holocauste en liant son Fils dans le feu de l’Esprit sur le bois de la croix. Saint Cyrille d’Alexandrie disait ainsi : « Il est Unique, l’Agneau qui est mort pour tous, lui qui veille sur tout le troupeau des hommes pour son Dieu et son Père, unique pour tous, afin de les soumettre tous, afin de les gagner tous, pour que tous ne vivent plus désormais pour eux- mêmes, mais pour Lui qui est mort et ressuscité pour eux ».

Après la manifestation aux bergers de la nuit de Noël puis celle aux mages venus d’Orient, et enfin celle du Père éternel lors du baptême, Jean atteste d’un même cœur et d’un même Esprit que ce Jésus est bien Le Fils de Dieu venant dans le monde pour le sauver du péché. Comme chaque année il nous faut alors nous imprégner de ce mystère. Mais nous savons que ce n’est pas pour autant un pur recommencement.

L’année nouvelle revêt un caractère nouveau, puisque nous la parcourons avec une foi plus éclairée et un esprit et un cœur animés de sentiments plus parfaits que ceux que nous avions précédemment. Chaque année est donc en ce sens toujours renouvelée. Chaque année les mystères du Christ s’incorporent de plus en plus pour nous rendre de plus en plus conformes au nouvel Adam. Chaque année il nous faut pointer notre regard de façon plus intense sur cette hostie que le prêtre, à cet instant de la messe, nous montre avant de communier. C’est Lui l’Agneau sans défaut qui s’offre au Père pour nous mériter Son pardon de telle sorte que nous n’ayons plus à mourir de la mort éternelle. Bienheureux serons nous si nous sommes invités au festin de Ses noces.

Lectures dominicales du 15 janvier