Juil 012011
 

La louange remplit la plupart des prières de la Bible. Mais souvent nous avons peur de Dieu et nous ne pensons qu’à nos péchés et aux pénitences qu’il faudrait faire. Et demander pardon avec un air triste. Nous avons aujourd’hui la manière habituelle de prier JESUS. Peut-être une prière quotidienne. JESUS se réjouit de la bonté de son Père. Et ce n’est pas la peine d’avoir tout compris et d’être un grand savant ou un grand saint pour être heureux de prier. Nous autres, nous avons peur de déranger le Seigneur et de ne pas prier avec les mots qui conviennent. Nous préfèrerions peut être passer un « examen » de prière. Cela peut être décourageant.

JESUS nous dit de prier comme un enfant. Comme un pauvre. Dire seulement notre joie. Dieu est là et il nous aime. Et il ne regarde pas d’abord si nous avons bien sauté les durs obstacles de la vie. JESUS nous propose de retourner ces difficultés et d’en faire un moyen de retrouver le calme et la paix. Les Hébreux ont dû traverser la mer rouge et c’était terrible. Mais Dieu les tenait par la main. Nous aussi, nous avons nos petites « mers rouges ». Il faut savoir que JESUS nous tient par la main. Bien plus : il porte avec nous le fardeau de l’épreuve.

Le « joug » est le collier qui réunit la force de deux animaux pour tirer la charrue ou le lourd chariot. L’effort est partagé. Jésus porte ainsi notre vie avec nous. Notre douleur et notre fatigue sont devenues les siennes. On peut remarquer que ce mot « joug » a la même racine que le mot    « yoga »    qui    est    une    maîtrise    de    la    respiration    pour    retrouver l’apaisement. Ainsi, nous devenons plus légers. Plus simples. Comme des enfants qui ne se croient pas la chose la plus importante du monde et celle qui souffre le plus injustement.

Mais ce qui est plus étonnant encore, c’est la manière dont JESUS parle de lui. Et c’est DIEU qui parle quand JESUS parle. Dieu est doux et humble de cœur. Comment cela est-il possible? Qu’est devenue la grandeur, la puissance, la force terrible de DIEU? Dieu est amour. L’amour se sent pauvre parce qu’il ne veut jamais s’emparer de l’autre et le posséder. Donc il y a en Dieu nécessairement de l’humilité et de la douceur. À Noël. Il y a en DIEU du renoncement. Au calvaire. Mais Dieu n’est pas humble comme s’il était déficient et faible. Il s’efface parce qu’il y a en lui un amour immense. Il n’y a rien de plus divin que cette douceur et cette humilité. « JESUS doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ».

Père Georges Perie

Lectures dominicales du 3 juillet 2011