Jan 282012
 

Jésus étonne tout le monde par l’autorité avec laquelle il parle de la vie et de Dieu. Il n’emploie pas comme nous des formules prudentes « peut-être… je peux me tromper mais… » Ce qu’il dit Jésus l’affirme avec une certitude totale. Non pas parce qu’il répète les maîtres de l’époque. Non pas parce qu’il est quelqu’un d’important qu’on doit écouter. Mais parce que ce qu’il dit, il le sort de lui même et qu’il a la mission de le proclamer. Les gens qui l’écoutent n’aiment pas toujours cette manière de parler. Quand on parle d’argument d’autorité, c’est pour faire taire l’autre. Mais Jésus s’engage totalement dans ce qu’il dit. « On vous dit et moi je vous dis »… Cette parole on doit l’accepter ou la refuser. Elle nous laisse libre. Elle nous oblige à prendre une décision sur ce que nous devons vivre et faire.

Moïse avait donné la Loi comme un rappel sur ce que nous devons faire. Jésus élève la morale à un autre degré. Nous avons besoin de l’aide de Dieu pour vivre dans la vérité. Jésus montre que la Loi de Dieu, il faut la faire notre, et qu’elle concerne tous les hommes partout et toujours. Et lui même, Jésus, vivait cette loi dans une relation d’amour avec tous. Il donnait envie de la suivre et de trouver ainsi le sens de la vie. Aujourd’hui encore Jésus nous apprend que nous ne pouvons pas inventer nous même notre vérité mais que la vérité vient d’ailleurs, de la Sainte Bible, d’un témoignage reçu à partir d’une tradition, d’un événement historique et actuel qui est l’Eglise. L’Eglise fait partie nécessairement de notre salut. La grâce de Dieu normalement passe par elle. Elle nous fait écouter Jésus et nous montre la réalité et la vérité de notre vie.

Dans la synagogue personne n’ose rien dire ! Le seul qui essaie de protester et de résister, c’est le démon qui est là, dans la maladie de ce pauvre homme. Un malade ordinaire aurait supplié Jésus de le guérir. Ici c’est le contraire. Le démon prend la parole à la place du malade et il crie sa colère. Est-ce que Jésus va le déposséder de son pouvoir ? Comment peut-il guérir et sauver ? Voilà l’enjeu de la venue de Jésus : enlever le « péché du monde ». Comme si une puissance mauvaise devait nous dicter ce qu’il faut faire ou ne pas faire sans que nous ayons le choix.
C’est pourquoi Jésus commencera avant tout par affronter les tentations au désert. Aujourd’hui il s’agit d’un tout petit démon qui ne sait pas bien comment il va s’en tirer. Il ne sais que dire « Je sais qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ». Veux-tu nous chasser ? Est-ce que le mal dans le monde n’est pas notre propriété à nous les démons ? Ne sommes nous pas déjà très bien installés dans le cœur des gens ? Et Jésus le fait taire brutalement : il n’y a pas de compromis possible avec le mal. Mais le démon ne peut pas deviner jusqu’où Jésus va aller. Ce n’est que sur la croix et dans la Résurrection que se montrera le véritable pouvoir de Jésus et sa victoire inévitable.
                                                                                Abbé Georges PÉRIÉ

Lectures dominicales du 29 janvier 2012