Juin 122015
 

« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève la semence germe et grandit, il ne sait comment. » St Marc 4, 26

En ce mois de juin dédié au Sacré Cœur de Jésus, apprenons à lui faire confiance, à saisir que sa présence et son amour agissent par la puissance de l’Esprit Saint à l’œuvre dans le monde.
Le pape François rappelle que « l’Esprit Saint agit comme il veut, quand il veut et où il veut, nous nous dépensons sans prétendre, cependant voir des résultats visibles. »
Et Jésus dans les paraboles toujours très concrètes et réalistes de la semence qui croît jusqu’à la moisson et de la graine de moutarde, la plus petite des semences qui finit par dépasser toutes les plantes potagères, nous fait comprendre ce qui paraît invisible du règne de Dieu.

Face à la violence des hommes, à la guerre, aux catastrophes naturelles, à la souffrance et à la mort nous pouvons nous demander comment Dieu agit en ce monde et si sa puissance et son amour sont à l’œuvre. Et pourtant Jésus nous enseigne que ce qui est imperceptible à nos yeux, croît que l’on dorme ou que l’on se lève, que l’amour de Dieu agit dans l’histoire dont l’accomplissement véritable se fera au jugement dernier.
Ce qui ne signifie pas que Dieu n’intervient pas dans l’histoire : on l’a vu avec Sainte Jeanne d’Arc mettant fin à la guerre de cent ans, ou plus récemment en 1989 avec la chute du communisme initiée par le syndicat chrétien Solidarnosc en Pologne, réalisée en Tchéquie par le mouvement clandestin des étudiants catholique lors de la révolution de velours à Prague, etc…
Mais ces signes de la présence de Dieu qui se manifeste par ailleurs dans l’existence de l’Eglise, la prière, les sacrements, les vocations, les miracles, le témoignage des chrétiens, ne sont qu’annonciateurs de la résurrection et de la vie éternelle où nous verrons Dieu face à face et nous dit Saint Jean, serons semblables à Lui.

Jésus par ces paraboles vient fonder notre confiance en lui et Il nous la demande.
Il disait dans ces révélations à Sœur Faustine Kowalska, béatifiée par le pape Jean Paul II et à qui il demandait de faire peindre un tableau le représentant en inscrivant la phrase : « Jésus, j’ai confiance en toi » que ce qui le peinait le plus était qu’on ne lui fasse pas confiance.
Soyons comme Saint Pierre s’exclamant après que Jésus ait annoncé qu’il donnerait sa chair en nourriture : « Seigneur à qui irions-nous, Tu as les paroles de la vie éternelle.

Abbé Christian Malcor

Lectures dominicales du 14 Juin