Sep 162017
 

Notre paroisse est heureuse d’accueillir Monseigneur Thibault Verny qui, au nom du Cardinal André Vingt-Trois, vient installer son nouveau curé.

Le rite d’installation vient enrichir l’Eucharistie de ce dimanche. Il veut signifier à l’assemblée paroissiale, lors des différents moments de la célébration, la volonté de l’évêque de partager avec leur nouveau curé, la mission spécifique d’enseignement, de sanctification et de gouvernement que lui-même a reçue du Christ pour le service du peuple de Dieu.

Au cœur du rite, le curé proclame le credo pour manifester la solidité de sa foi, gage de la fécondité de sa mission.

Ainsi, avec ses vicaires, il annonce à tous l’Evangile de Jésus Christ, Fils de Dieu, Seigneur et Sauveur, par la prédication, l’enseignement sous différentes formes.

Il sanctifie les fidèles par la célébration de l’Eucharistie, « source et sommet de la vie Chrétienne », la célébration du Baptême ayant pour tâche primordiale le catéchuménat. Il veille à ce que puisse être régénérée la grâce baptismale par les sacrements de la réconciliation et des malades. Il fait grandir la vie chrétienne, par le sacrement du mariage.

Enfin, il gouverne pour permettre à la paroisse de vivre dans la communion fraternelle, afin de porter la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre tout en prenant soins des pauvres (Gal 2, 10).

Dans le même temps, providentiellement aujourd’hui, la Parole de Dieu éclaire et oriente sa mission. Cette parabole du débiteur impitoyable clôt un long enseignement de Jésus relatif à la conduite des pasteurs (Mat 18). Ceux-ci doivent se faire « petits », ne pas faire l’objet de scandale, chercher avec zèle la brebis égarée, veiller à l’unité de la communauté par la correction fraternelle et la prière d’intercession. Et par-dessus tout il doit à temps et à contretemps, manifester la miséricorde du Père qu’ils ont eux-mêmes expérimentés. Or le poids des charges peut les amener à se durcir et à condamner. On comprend alors que cette mission ne peut s’accomplir sans qu’ils gardent à l’esprit qu’ils ne sont pas meilleurs que les autres puisqu’eux même sont ses débiteurs insolvables qui doivent se réjouir sans fin d’avoir un Seigneur et Maitre qui librement, par amour, a payé leur dette (1 Tim 2,6).

Votre curé doit donc bénir le Seigneur en tout temps pour tout le bien qu’Il lui a fait (Ps 33), en témoigner et en faire vivre les frères que le Seigneur lui a donnés.

PRIEZ POUR LUI !

Père Stéphane Biaggi, curé

Lectures dominicales du 17 septembre