Avr 202010
 

Notre église est une invitation à la foi. Sur la façade, c’est la Sainte Trinité qui nous attend et qui va nous accompagner jusqu’au bout de l’initiation.

La jeune Odile c’est chacun de nous dans notre cheminement vers Dieu. Elle est là pour demander le baptême. La Vierge Marie la présente à Jésus.

Les neuf choeurs des anges l’entourent comme pour rappeler que le monde invisible nous aide à enter dans le mystère de l’Incarnation et de la Rédemption. Ces anges sont les vivants innombrables qui entourent Dieu. Ils sont éternellement jeunes et ils chantent la beauté de Dieu dans une harmonie parfaite. Jésus, revêtu des ornements sacerdotaux,est-ce Prêtre éternel qui nous donne à son Père.

Alors la porte s’ouvre et nous voici dans le narthex. C’est une étape nécessaire dans laquelle nous sommes revêtus de la Croix du Christ. Nous pouvons pénétrer maintenant dans la nef. L’Eglise toute entière nous accueille.

Le long des colonnettes claustrales, l’Eglise de la terre avance. Les personnages se tiennent pas la main. Autrement comment pourraient-ils se retrouver devant l’autel de l’Eucharistie ?

Mais au dessus d’eux dans les trois verrières, l’Eglise triomphante, l’Eglise du ciel, les protège, encadrée par les Archanges Michel et Raphaël : la force de Dieu dans le combat contre le mal et la guérison.

Les missionnaires qui ont évangélisé la Gaule les entourent comme pour nous rappeler que leur œuvre n’est pas terminée. Odile, au centre, tient l’évangile et regarde d’un regard nouveau les symboles des quatre évangélistes témoins du Christ : le lion, l’homme, le taureau et l’aigle. Leur témoignage est la source de notre foi.

Le baptistère octogonal nous dit comment Dieu fait avancer lentement son Alliance depuis Adam et Eve jusqu’à ce jour où le Christ nous entraîne vers le Père avec son Corps ressuscité.

Sainte Odile fait se relever l’enfant de Dieu que nous sommes.

Nous voici dans le chœur,

Le dallage évoque le cosmos avec cette terre abîmée par le péché et le monde immense des sphères célestes. Dieu les saisit dans le mystère pascal pour une nouvelle création.

Les vitraux nous montrent le chemin de cette vie éternelle: c’est la présence du Ressuscité dans l’Hostie reçue en nourriture et adorée.

Les douze apôtres, colonnes immuables de l’Eglise entourent l’autel. Avec eux, les vingt quatre vieillards et les sept églises de l’Apocalypse (médaillon d’Ephèse) nous rappellent que l’Eglise est une et indivisible, que toute l’Eglise agit dans chacune de nos messes.

Au centre le Père nous « comble de sa bénédiction ».

A ses pieds l’Agneau immolé nous sauve.

Père Périé