Août 192017
 

Fête de l’assomption ou de la dormition de Marie, mère de Jésus de Nazareth,

en ce mardi 15 août 2017, à Saints-Martin de Porrès & Jean Macias,

dans la quarantaine de jours qui prépare la fête de la croix et de la tombe de Jésus

et de l’église construite par Constantin et Hélène à leur emplacement à Jérusalem,

et inaugurée le 14 septembre 355,

quarantaine qui a commencé

par la fête de la transfiguration/la métamorphose de Jésus, le 6 août,

qui inclut aussi la fête d’Hélène, le 18 août,

et la fête de la décollation du « plus grand des enfants des hommes », le 29 août.

Chant d’entrée (Introït) Auteurs : Alain Dumont, paroles, & Marc Dannaud, musique. De l’Emmanuel

Nous te saluons, Ô toi notre Dame
Marie, Vierge Sainte que drape le soleil
Couronnée d’étoiles, la lune est sous tes pas
En toi nous est donnée L’aurore du salut

1 – Marie Ève nouvelle et joie de ton Seigneur,
Tu as donné naissance à Jésus le sauveur.
Par toi nous sont ouvertes, les portes du jardin
Guide-nous en chemin, étoile du matin.

2 – Tu es restée fidèle, mère au pied de la croix,
Soutiens notre espérance et garde notre foi.
Du côté de ton fils, tu as puisé pour nous,
L’eau et le sang versés qui sauvent du péché.

3 – Quelle fut la joie d’Ève lorsque tu es montée,
Plus haut que tous les anges, plus haut que les nuées,
Et quelle est notre joie, douce Vierge Marie
De contempler en toi la promesse de vie.

4 – Ô Vierge immaculée, préservée du péché,
En ton âme en ton corps, tu entres dans les cieux.
Emportée dans la gloire, sainte reine des cieux,
Tu nous accueilleras, un jour auprès de Dieu.

Mot d’accueil

Confession de nos péchés (Confiteor)

Supplication (Kyrie)

Louange (Gloria)

Prière d’ouverture

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Le sanctuaire de Dieu, qui est dans le ciel, s’ouvrit,  et l’arche de son Alliance apparut dans le Sanctuaire. Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème. Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance.

Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place. Alors j’entendis dans le ciel une voix forte, qui proclamait : « Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! »  – Parole du Seigneur. – Nous rendons gloire à Dieu !

Psaume 44

Debout, à la droite du Seigneur,
se tient la r
eine, toute parée d’or. 

Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ;+
oublie ton peuple et la maison de ton père :
le roi sera séduit par ta beauté.

Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.+
Alors, les plus
riches du peuple,
chargés de présents, quêter
ont ton sourire.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,+
vêtue d’ét
offes d’or ;
on la conduit, toute par
ée, vers le roi.

 Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;+
on les conduit parmi les ch
ants de fête :
elles entrent au pal
ais du roi.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit / Pour les siècles des siècles. Amen.

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance. Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort, car il a tout mis sous ses pieds. – Parole du Seigneur. – Nous rendons gloire à Dieu !

Alléluia. Aujourd’hui s’est ouverte la porte du paradis : Marie est entrée dans la gloire de Dieu ; exultez dans le ciel, tous les anges ! Alléluia !

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.  Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !  Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle. – Acclamons la Parole de Dieu. – Louange à toi, Seigneur Jésus !

Éléments de la prédication

Les lectures : Paul présente le cadre de notre résurrection, mais ne s’attache pas au sort de tel ou tel, de Marie en particulier. Marc ne mentionne même pas Marie, mère de Jésus, au pied de la croix. Matthieu donne le point de vue de Joseph. Luc et Jean développent la présence de Marie dans la vie de Jésus. L’auteur de l’Apocalypse parle de l’Église, mère et épouse de l’Agneau, mais la personnification en Marie, figure de l’Église, est possible.

Si nous étions chrétiens grecs orthodoxes, nous pourrions mettre ici, la présentation du texte écrit en grec au milieu du II e siècle, en Syrie, sous le patronage de Jacques le Juste, ce qu’on appelle le Protévangile de Jacques et ensuite la lecture du récit dit La dormition de Marie, rédigé au Ve siècle à Jérusalem, sous le patronage de Jean l’Évangéliste.

Quelques réflexions pour profiter de cette fête, me semble-t-il, et rebondir sur les lectures.

Il nous faudrait pouvoir nous rendre solidaires des Juifs qui ont cru en Jésus de Nazareth et qui sont restés en Terre sainte, à Jérusalem, Nazareth, Bethléem, Capharnaüm et d’autres lieux moins connus. D’habitude, nous pensons à ceux qui sont allés aux quatre coins du monde et dont nous héritons. Mais nous héritons aussi bien de Pierre et de Paul, morts à Rome, que de Jean, mort à Éphèse, que de Jacques le Juste, mort à Jérusalem.

Ces Juifs qui ont cru en Jésus ont hérité des Juifs leurs frères de la pratique des anniversaires des actions du Seigneur dans la liturgie répartie sur l’année avec des fêtes mobile et des fêtes fixes. Ils ont aussi hérité du soin des tombes et des os des défunts, dont ceux des « grands témoins », quand il y en a. Je pense au culte des Juifs pour les tombes des patriarches à Hébron et de Joseph le Patriarche à Sichem, de David à Jérusalem, fut-ce d’une façon analogique pour cette dernière.

Je ne reviens pas sur l’enracinement juif des fêtes de la naissance et de l’épiphanie de Jésus par rapport à Hanouca, notre fête de la mort et de la résurrection de Jésus, par rapport à Pessah, notre fête du don du souffle de Jésus et de son père, par rapport à Chavouot, la Pentecôte. La pâque liée au printemps et aux vêlages et la pentecôte liée aux moissons et à l’été.

Nous réfléchissons aujourd’hui à nos fêtes d’août et de septembre dans lesquelles se conjuguent le goût des anniversaires et de la vénération des tombes et des lieux de vie.

[Sans oublier le lieu et la fête de la naissance de Jésus à Bethléem. Les lieux et les fêtes de la vie de Joseph, Marie et Jésus, à Nazareth. De la mort et de la tombe de Joseph à Nazareth ! [Nous n’en montrerions aucune relique corporelle, comme pour Marie, malgré notre goût pour les restes des saints. Il pourrait être un des ressuscités de Matthieu 27, 53.] De la vie de Pierre et de Jésus à Capharnaüm. De la maison du dernier repas de Jésus à Jérusalem. De la tombe de Jacques le Juste sur un flan du Cédron, au pied du pinacle du Temple d’où il a été précipité.

De la fête de la transfiguration de Jésus, le 6 août, où nous avons évoqué Moïse et Élie, qui n’ont pas leur tombe, car emportés dans la gloire, contemporains les uns des autres et de Jésus ! Fête des tentes que Pierre voulait dresser pour eux !

Il pourrait aussi être question d’ Hénoch qui est dit avoir été emporté dans la gloire du Seigneur. Genèse 5, 22 -24. Siracide 44, 16 ; 49, 14. Hébreux 11, 5. Le Dieu de Moïse est le dieu des vivants et non des morts, dit Jésus !

On peut aussi faire mémoire des « ressuscités » lors de la mort de Jésus selon Matthieu 27, 52-53. Je partage l’avis des docteurs qui pensent que c’est la vraie résurrection selon Jésus et non une simple réanimation selon Lazare. Dont cependant la (première) tombe à Béthanie a été vénérée par les chrétiens d’origine juive et d’origine non juive.

De la dormition et de l’assomption de Marie, en pensant à son tombeau vide de la vallée du Cédron à côté de Gethsémani aujourd’hui, ce 15 août.

De la mort de Jean le Baptiste, le 29 août, et de sa tombe à Samarie Sébaste.

Et de la dédicace des églises construites sur le Golgotha et sur la tombe de Jésus où nous vénérons les reliques de la croix, le 14 septembre.

La dédicace a été faite à cette période de l’année, le 14 septembre, en correspondance avec la fête des tentes des Juifs, Souccot. La fête de l’intimité du Seigneur avec son peuple au désert. Protégé par le serpent de bronze dressé au-dessus du peuple. Abreuvé par les sources. Nourri par la manne et les cailles. Fête liée au jour de l’an juif et au jour du pardon, liées aux fêtes des vendanges et à l’automne.

Les « judéo-chrétiens » assument cette fête en montrant qu’elle s’accomplit dans la vie avec Jésus transfiguré, élevé sur la croix, ressuscité et dont la venue dans la gloire est annoncée, attendue. Et ceci dans le sillage de Jean qui montre Jésus la célébrant, tout Jean 7, et l’actualisant, 37- 39. Les « pagano-chrétiens » que nous sommes avec Constantin et Hélène assument aussi ce temps d’intimité avec notre Seigneur. Dont la fête est le 18 août.

En conclusion, la fête de l’assomption de Marie est le sommet de cette quarantaine qui souligne notre intimité avec Jésus glorieux et son père dans celui qui souffle entre eux et nous unit. Oui, avec Pie XII en 1950 à Rome, près des tombes de Pierre et Paul, et l’auteur du texte dit Dormition de Marie, en syriaque et grec, au Ve siècle, à Jérusalem, « Marie, après avoir achevé le cours de sa vie, a été assumée en corps et en âme dans la gloire ».

P. S. La vie de la bienheureuse Anne-Marie Emmerick, ses écrits sur la vie et la passion de Jésus et la mise en place d’un pèlerinage à la « maison de Marie » à Éphèse sont des illustrations de notre foi en l’assomption de Marie, puisque notre Église ne se prononce pas, nous ne nous prononçons pas, sur le scénario et le déroulement du fait, sur le comment ça s’est passé, aussi bien à Jérusalem qu’à Éphèse. Les deux textes seraient d’abord de la théologie-fiction.

Notre profession de foi (Credo)

Notre prière universelle

Pour les protagonistes de la guérilla en cours entre des compagnons d’Abu al-Qassim Muhammad et d’autres musulmans et l’Occident chrétien .

Pour les protagonistes des affrontements en Asie, les deux Corée, la Chine, le Japon, la Russie et les États-Unis.

Pour notre pays..

Pour notre communauté …

L’offertoire

Prière sur les offrandes

La prière eucharistique avec la préface, le sanctus, l’acclamation entre la consécration et l’anamnèse et la doxologie.

Pater

Signe de paix
Agnus

Chant de communion

Adoration après la communion

Annonces

Merci pour les fleurs aux Dupont !

Nouvelles

Agenda

Cet après-midi, processions dans la Cité et sur la Butte.

Mercredi 16, 12 h 10, messe. Fête de saint Étienne de Hongrie. Adoration 19 h.

Jeudi, messe à 08 h 45. Déjeuner à Montmartre avec le P. Gatti et les Mine.

Vendredi 18, 12 h 10, messe. Fête de sainte Hélène, mère de Constantin 1er de Rome. 19 h, adoration.

Samedi 19, fête de saint Jean Eudes

Dimanche 20, 20e dimanche du temps pas si ordinaire que cela, à Saint-Martin de Porrès ! Messe et déjeuner offerts par Pâquerette Chantalou. Mémoire de Bernard de Clairvaux.

Prière après la communion

Bénédiction

Chant à Marie

Litanies de nos saints