Sep 202013
 

Nous admirons souvent les merveilles de la technologie humaine ou la beauté de telle œuvre d’art. Tout ceci procure aux hommes la volonté de se former afin d’aller toujours plus loin et plus haut dans l’excellence. Voilà pourquoi les parents poussent leurs enfants à intégrer telle école supérieure de commerce, d’ingénieur, ou à se former dans d’autres matières tout aussi prestigieuses. Il y a là chez eux, une volonté de réussite qui, quand elle ne tourne pas à l’orgueil, permet au contraire à tous d’acquérir une compétence toujours plus pointue afin de servir Dieu à travers son prochain pour son plus grand bonheur.

Mais ce qui étonne le Seigneur dans ce passage d’Evangile que nous entendons ce dimanche avec la parabole de l’intendant malhonnête, c’est le professionnalisme des hommes quant aux choses terrestres comparé à l’amateurisme affligeant dont ils font preuve dès qu’il s’agit se préoccuper des choses du ciel. Il est surprenant de voir avec quelle ingéniosité et quelle application on se préoccupe de sa retraite, de la succession de ses biens, de son testament, toutes choses qui sont évidemment légitimes, mais avec quelle désinvolture nous traitons notre vie spirituelle.

Comment alors préparer notre vie éternelle ? « Faisons nous des amis dans le ciel : envoyons des bonnes œuvres devant nous, invoquons les saints, n’arrivons pas à la porte de l’éternité les mains vides. Un prince disait « je vais mourir je vais aller dans un pays où je ne connais personne » disait le saint Curé d’Ars à ses paroissiens.

Il s’agit en effet de se faire de bons amis qui nous rendrons la monnaie de notre pièce, ces saints et ces anges qui intercèdent pour nous, car nous pouvons être sûrs que dans les moments difficiles nous les trouverons à notre côté heureux de prendre sur eux une partie des dettes que nous avons contractées envers Dieu. C’est également de penser à toutes les âmes du purgatoire qui ne peuvent compter que sur nos prières pour aller au ciel. N’en doutons pas elles sauront regarder avec reconnaissance ceux qui auront prié pour elles.

Puissions nous envoyer nos enfants, voire nous inscrire nous-mêmes, à ces écoles supérieures de la foi que sont la sainte Messe et l’oraison personnelle, afin que nous devenions tous des experts en vie spirituelle et des bons gérants de la grâce reçue, c’est à dire des Saints.

Abbé Alexis de Monts

Lectures dominicales du 22 septembre