Nov 262011
 

L’un des intérêts de l’année liturgique est de créer une alternance de temps faible et de temps forts. Mais il ne s’agit pas d’un cercle qui se refermerait continuellement sur lui même. Plutôt comme une spirale qui tendrait de plus en plus vers les derniers évènements de l’histoire. L’« Avent » c’est la Venue de Jésus. Bien sûr sa naissance à Noël, sa venue en chacun de nous par la foi et les sacrements. Mais c’est aussi cette avancée continuelle de Dieu en devant de nous. Dieu vient au devant de nous. Nous pensons aller du présent vers l’avenir. Nous imaginons l’avenir à partir du présent ou même du passé. Nous, chrétiens, nous devons partir de l’avenir que Dieu prépare pour éclairer notre présent.

La vie n’est pas la répétition de ce qui est arrivé autrefois. La vie chrétienne est le commencement du monde neuf. C’est pourquoi nous devons vivre ce temps de l’Avent comme le contraire d’une histoire qui serait destin implacable et fatalité. L’Avent est un temps d’étonnement et d’émerveillement. La nouveauté de Jésus n’est pas seulement d’annoncer notre résurrection et la venue du Fils de l’Homme au dernier jour, mais que Dieu avec cette plénitude divine de la Deuxième Personne, Dieu est venu habiter notre monde humain. Il ne faut pas que cette foi extraordinaire paraisse secondaire devant l’immense attente des hommes autour de nous.

L’Avent nous dit encore que ce temps d’aujourd’hui n’est pas vide et inutile. L’espérance empêche le temps de nous vieillir et de nous détruire. S’il vaut aujourd’hui encore la peine de mettre des enfants au monde, c’est parce que nous n’existons que pour quelqu’un qui vient à notre rencontre.

Abbé Georges PÉRIÉ

 

Lectures dominicales du 27 novembre 2011